Sans publicité depuis le 31 décembre, Paris risque de voir plusieurs millions d'euros lui échapper

Sans publicité depuis le 31 décembre, Paris risque de voir plusieurs millions d'euros lui échapper© KENZO TRIBOUILLARD / AFP
Une photo prise le 17 avril 2012 montre un écran de l'abribus sur la place de la Bastille à Paris,

Depuis le 31 décembre, les panneaux JC Decaux à Paris n’affichent plus de publicités en raison de l’annulation du juteux contrat qui lie la ville et l’opérateur. Une double erreur de l’équipe d’Anne Hidalgo qui pourrait coûter cher à la municipalité.

Partie intégrante du paysage parisien, les 1 630 panneaux publicitaires de l’opérateur JC Decaux sont depuis le 31 décembre d'une blancheur inhabituelle. Et pour cause : ils n’affichent plus aucune publicité en raison d’un imbroglio juridique.

Le Canard enchaîné du 3 janvier relève que le contrat signé en mars 2017 entre la mairie de Paris et le géant publicitaire prévoyait que 15% des panneaux soient réservés à l’affichage de publicités numériques. Première erreur : le règlement local, adopté en 2011 par la mairie elle-même, interdit la publicité lumineuse. Un impair qui a conduit le tribunal administratif à annuler le contrat un mois plus tard – une décision confirmée par le Conseil d'Etat après recours de la municipalité.

Le feuilleton judiciaire ne s’est pas arrêté là. La Mairie de Paris, constatant l'annulation du contrat, a donc décidé de prolonger celui encore en vigueur entre elle et JC Decaux pour une durée de vingt mois. Deuxième erreur : l'équipe d'Anne Hidalgo n'a pas procédé à un appel d'offre comme l'exige la loi. Le 5 décembre, le tribunal administratif, saisi par les concurrents du publicitaire, a donc de nouveau procédé à l’annulation de ce contrat transitoire supposé courir jusqu’en août 2019. 

Un jugement contesté par Anne Hidalgo et son équipe qui ont décidé de saisir le Conseil d’Etat dont le verdict est attendu à la fin du mois de janvier. En attendant, l’absence de publicité constituerait un manque à gagner conséquent pour les caisses de la Mairie. Si le Conseil d'Etat donnait tort à celle-ci à la fin du mois, la mise en place d'une nouvelle procédure d'appel d'offre pourrait prendre plus d'un an. Ce seraient alors 24 millions d’euros qui échapperaient à la Ville, selon Le Canard enchaîné, voire 30 millions d'euros d'après la municipalité citée par Le Parisien.

Lire aussi : La fête pour l’attribution des JO de Paris 2024 aurait coûté 1,5 million d'euros

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