«Destruction de nos traditions»: 300 manifestants contre le retrait de la croix de Ploërmel (PHOTOS)

Parmi les citoyens, des responsables locaux du Front national et de Debout la France se sont mobilisés contre le démantèlement d'une croix surplombant une statue de l'ancien pape Jean-Paul II. Le monument se situe sur un parking public.

Environ 300 personnes se sont réunies le 26 novembre à Ploërmel, en Bretagne, devant une statue représentant le pape Jean-Paul II. Ils entendent ainsi protester contre une décision du Conseil d'Etat qui a demandé à ce que la croix qui surmonte cette statue soit retirée de la sculpture située sur un parking au nom de l'application du principe de la laïcité.

Sur les images de la manifestation, on peut apercevoir de nombreux drapeaux bretons mélangés aux symboles nationaux français. «Non à la destruction de nos valeurs et traditions», peut-on lire sur une pancarte, alors qu'une autre prend pour cible la religion musulmane : «ChaSSez le christianisme, vous aurez l'iSSlam [sic].»

Organisé par le collectif «Touche pas à ma croix», la manifestation a bénéficié du soutien de responsables locaux du Front national (FN) et de Debout la France (DLF).

Nicolas Dupont-Aignan s'interroge sur le choix du Conseil d'Etat

Le candidat DLF malheureux à l'élection présidentielle, Nicolas Dupont-Aignan, s'est lui aussi rendu à cette manifestation, livrant son point de vue sur cet événement. «La laïcité, ce n'est pas couper les racines de notre pays», a-t-il estimé, avant de s'interroger : «Pourquoi le Conseil d'Etat, d'un côté autorise le burkini et, de l'autre, veut détruire les croix ?»

Le secrétaire départemental du FN, Patrick Le Fur, participait également à cette mobilisation, de même Gilles Pennelle, président du groupe FN au Conseil régional de Bretagne.

Quel avenir pour la croix ?

Le maire LR de Ploërmel, Patrick Le Diffon, se penche actuellement sur d'éventuelles solutions qui pourraient remédier au problème, après que le Conseil d'Etat a demandé, le 25 octobre, le retrait de la croix dans un délai de six mois, conformément à la loi de 1905.

Don de l'artiste russe Zourab Tsereteli et installée en 2006, la statue en tant que telle n'est pas menacée.

«Je veux gérer cette problématique dans le calme et la sérénité», a déclaré Patrick Le Diffon à l'AFP, ajoutant : «On peut soit déplacer légèrement la statue dans un espace privé, soit déclasser la parcelle [sur laquelle la statue est installée].»

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