Macron envisagerait de commémorer les 50 ans de mai 68

- Avec AFP

Macron envisagerait de commémorer les 50 ans de mai 68 Source: AFP
Daniel Cohn-Bendit en mai 1968

C'est un projet auquel le président tiendrait, selon une source de son entourage citée par l'AFP : pour les 50 ans de mai 68, il souhaiterait organiser des commémorations. Celles-ci prendraient une dimension internationale et non seulement française.

Emmanuel Macron envisage l'an prochain de commémorer les événements qui ont eu lieu en mai 68 en France et dans le monde. Il s'agit, selon le président, du «temps des utopies et des désillusions», selon son entourage, qui confirmait ainsi à l'AFP une information du journal L'Opinion.

«[L'Elysée souhaite] réfléchir sur ce moment et en tirer des leçons qui ne soient pas anti ou pro, mais tiennent compte de ces événements dans les mentalités actuelles», ajoute-t-on. Emmanuel Macron, né neuf ans après 68, peut y revenir «sans dogmes ni préjugés», selon cette même source.

L'ex-député européen et écologiste Daniel Cohn-Bendit, l'une des figures du mouvement étudiant de mai 68, est un proche d'Emmanuel Macron dont il partage les vues pro-européennes. Toutefois, selon L'Opinion, l’Elysée ne souhaiterait pas réduire l'événement à sa dimension française et envisagerait de lui donner une dimension internationale. Il s'agit en effet de l'année du Printemps de Prague et de sa répression, des grandes manifestations aux Etats-Unis, du massacre à l’Université de Mexico et des mouvements étudiants dans toute l’Europe.

Un passé qui passe plus ou moins bien

Emmanuel Macron prendrait ainsi le contre-pied de Nicolas Sarkozy qui avait appelé pendant sa campagne électorale en 2007 à «liquider une bonne fois pour toutes l’héritage de mai 68», qui, selon lui, avait imposé un «relativisme intellectuel et moral» et détruit les valeurs morales et la hiérarchie, notamment à l'école.

En revanche, François Hollande, pendant sa campagne fin 2011, avait défendu le mouvement, qui selon lui exprimait «les aspirations de la jeunesse» qui «déjà en ce temps-là croyait qu'un autre monde était possible». Cette position est globalement partagée par la majeure partie de la gauche depuis plusieurs années.

D'autres, parmi les proches d'Emmanuel Macron, se montrent plus modérés. «Est-ce qu'il faut commémorer 1968 ? Je n'en sais rien encore, mais en tout cas ce que peux vous dire c'est que ça fait partie de notre histoire», avait commenté de son côté le Constructif Thierry Solère sur la chaîne Public Sénat le 19 octobre. «Ca a libéré des choses dans la société française, et puis ça a aussi, bien sûr, peut-être cassé quelque chose auquel il faut veiller dans une société», avait-il ajouté.

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