Accusé de racisme par El Guerrab, Boris Faure donne sa version et parle d'une «deuxième agression»

- Avec AFP

Accusé de racisme par El Guerrab, Boris Faure donne sa version et parle d'une «deuxième agression»© Capture d'écran Twitter @FranceInter
Boris Faure sur le plateau de France inter

Boris Faure, le cadre du PS frappé à coups de casque par M'Jid El Guerrab, a démenti le 13 septembre sur France Inter toute insulte raciste et tout harcèlement à l'encontre du député ex-LREM, et appelé ce dernier à revenir sur ses déclarations.

«Je vous le dis très nettement et solennellement : il n'y a eu dans ma bouche non seulement ce jour là aucune insulte raciste, aucune insulte tout court mais l'insulte raciste ne fait pas partie de mon ADN», a affirmé le premier secrétaire de la Fédération des Français de l'étranger (PS), s'exprimant pour la première fois depuis son agression par M'Jid El Guerrab, le 30 août.

«Tout ça c'est du mensonge éhonté et c'est même ce que j'appelle [...]du roman du gare. Tout ça c'est ce que j'appelle la deuxième agression [...] l'agression de la diffamation. Pourquoi elle est violente ? Parce que quand M'Jid El Guerrab commence à parler dans la presse, je suis sur mon lit d'hôpital, dans l'incapacité de me défendre», a insisté Boris Faure.

Niant avoir harcelé ou menacé de mort M'Jid El Guerrab, avec qui il avait un différend politique, Boris Faure a souhaité qu'il présente ses excuses.

«Il aurait pu tuer, il reste député»

De plus, le cadre du PS ne comprends pas que le député puisse conserver son siège de député. «C'est difficilement compréhensible […], un député pris en flagrant délit reste député, il aurait pu tuer, il reste député, là il y a un no man's land, il y a quelque chose à régler», a-t-il déclaré. 

Boris Faure a confirmé être tombé dans le coma à la suite de l'altercation, et avoir dû être opéré en raison d'une hémorragie cérébrale. Il s'est vu prescrire une ITT provisoire d'au moins trente jours, affirme avoir des troubles auditifs à une oreille et des maux de tête.

M'jid El Guerrab, 34 ans, a été mis en examen pour «violences volontaires avec arme» après avoir asséné deux coups de casque à Boris Faure, lors d'une discussion qui a dégénéré. Une réponse au comportement agressif de Boris Faure qui lui aurait «tordu» le bras, selon l'avocat du prévenu Yassine Yakouti.

Depuis plusieurs mois, les deux hommes nourrissent un contentieux né du départ du PS, fin 2016, de M'jid El Guerrab qui a rallié La République en marche d'Emmanuel Macron.

Lire aussi : El Guerrab, mis en examen pour violences volontaires, devient membre de la commission de la Défense

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