Danièle Obono: «Je continue à être ce que je suis, une femme noire qui est députée de la République»

Danièle Obono: «Je continue à être ce que je suis, une femme noire qui est députée de la République»© Lucas_rtfrance
La députée de la France insoumise, Danièle Obono, lors de la manifestation contre l'instauration d'un «état d'urgence permanent»

La députée de la France insoumise, Danièle Obono, s'est exprimée au micro de RT France, revenant sur une polémique déclenchée le 21 juin dernier lorsqu'elle avait déclaré «ne pas se lever le matin en disant "Vive la France"».

Après avoir été au cœur d'une polémique virulente au cours des deux dernières semaines au sujet de sa réticence à dire «Vive la France», Danièle Obono, députée de la France insoumise (FI), a répondu le 1er juillet aux questions de RT France durant la manifestation contre l'instauration d'un «état d'urgence permanent».

«Il faut dépasser [la polémique], il faut revenir aux fondamentaux : la casse du code du travail, le recul des libertés», a-t-elle déclaré, affirmant avoir «reçu un véritable soutien de l'ensemble des militants [de la France insoumise].» 

Danièle Obono a expliqué en souriant : «Je continue à être ce que je suis, une femme noire qui est députée de la République française.» «Ca va continuer à en énerver un certain nombre. Ils resteront énervés, j'y suis j'y reste», a-t-elle ajouté. 

Interrogée par le journaliste de RT France quant à la compréhension de son message politique par le plus grand nombre, la députée a estimé : «Je pense qu'il y a beaucoup de gens qui ont très bien compris.»

«Et puis, il ne s'agit pas de s'expliquer», a-t-elle souligné, en assurant : «Il s'agit de défendre et de continuer à défendre des droits et la liberté d'expression. C'est ce que je vais continuer à faire, ainsi que tous les députés de la France insoumise.»

Bibliothécaire, chercheuse en anthropologie sociale, spécialiste en études africaines et désormais députée, Danièle Obono est également porte-parole nationale de la France insoumise. Elle est également proche du Parti des Indigènes de la République (PIR), une organisation régulièrement accusée de communautarisme.

Elle avait signé en 2012 une pétition en solidarité avec un artiste du groupe de rap ZEP et le sociologue et militant Saïd Bouamama. Ces derniers avaient été mis en examen pour «injure publique» et «provocation à la discrimination, à la haine ou à la violence», après avoir conjointement publié en 2010 un livre et un CD au titre commun : Nique la France.

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