Députée de la France insoumise, Danièle Obono ne se «lève pas le matin en disant "Vive la France"»

Députée de la France insoumise, Danièle Obono ne se «lève pas le matin en disant "Vive la France"»© Martin Bureau Source: AFP
La députée La France insoumise, Danièle Obono, aux côtés de Jean-Luc Mélenchon
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Signataire en 2012 d'une pétition soutenant les auteurs d'une chanson controversée intitulée «Nique la France», Danièle Obono, députée de la France insoumise, a fait part de sa réticence à dire «vive la France», provoquant un début de polémique.

Interrogée le 21 juin sur le plateau de l'émission de RMC Les Grandes gueulesla nouvelle députée de Paris de La France insoumise, Danièle Obono, a fait part de son scepticisme lorsqu'un des journalistes lui a demandé : «Devenue députée, vous dites "vive la France" ?»

«Je peux dire "vive la France", mais pourquoi, en soi ?», a-t-elle rétorquée, ajoutant : «Je ne me lève pas le matin en disant "Vive la France".» 

Régissant avec colère, le député Les Républicains Thierry Marianni n'a pas hésité à polémiquer sur Twitter en écrivant : «Hallucinant ! La députée La France insoumise défend ceux qui chantent "Nique la France" mais hésite à dire "Vive la France".»

David Rachline, sénateur-maire de Fréjus pour le Front national (FN), a lui aussi réagi, en se fendant d'un communiqué de presse incisif. «Danièle Obono, [a] également signé une pétition pour défendre la "chanson" du groupe ZEP intitulée "Nique la France"», a-t-il rappelé, avant de déclarer : «Madame Obono veut pouvoir "niquer la France" tranquillement ? Alors qu’elle quitte les dorures de la République et renonce à tous les avantages liés !»

Bibliothécaire, chercheuse en anthropologie sociale et spécialiste en études africaines, Danièle Obono est également porte-parole nationale de La France insoumise. Elle est également proche du Parti des Indigènes de la République (PIR), une organisation régulièrement accusée de communautarisme.

Elle avait signée en 2012 une pétition en solidarité avec un artiste du groupe de rap ZEP et le sociologue et militant Saïd Bouamama. Ces derniers avaient été mis en examen pour «injure publique» et «provocation à la discrimination, à la haine ou à la violence» après avoir conjointement publié en 2010 un livre et un CD au titre commun : Nique la France.

Lire aussi : «Nique la France» : un rappeur rejugé pour des propos chocs

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