Rugy, Valls, Le Maire... Les «losers» des primaires parvenus au sommet de l'Etat amusent Twitter

Rugy, Valls, Le Maire... Les «losers» des primaires parvenus au sommet de l'Etat amusent Twitter Source: AFP
François de Rugy, Manuel Valls et Bruno Le Maire... il y a un certain temps.

L'élection de François de Rugy à la présidence de l'Assemblée, qui avait pourtant obtenu 3,88% à la primaire de la gauche, n'a pas manqué de rappeler aux internautes le cas de ses illustres devanciers Manuel Valls et Bruno Le Maire.

Quel est le point commun entre Bruno Le Maire, Manuel Valls et François de Rugy ? Tous trois, après avoir subi une véritable humiliation électorale aux primaires organisées par leurs partis respectifs, se sont retrouvés au sommet de l'Etat.

Le premier, avec 2,38% à la primaire de la droite et du centre en 2016, semblait ne plus avoir d'avenir politique au niveau national dans l'immédiat, d'autant que la droite était même absente du second tour de la présidentielle : il est finalement devenu ministre de l'Economie d'Edouard Philippe. Le second, en 2012, n'avait obtenu que 5,63% des voix lors de la primaire de la gauche : il fut finalement nommé ministre de l'Intérieur avant de devenir Premier ministre... et de perdre à nouveau les primaires de 2017 (de la «Belle Alliance populaire») face à Benoît Hamon. Quant au troisième, inconnu du grand public jusqu'à récemment, il n'avait obtenu que 3,88% des voix à la primaire de la gauche en 2017. Après avoir été membre de cinq partis différents et s'être affilié à quatre groupes parlementaires successifs en dix ans, le voilà désormais président de l'Assemblée nationale, ce qui fait de lui le quatrième personnage de l'Etat.

Les ascensions fulgurantes de ces «losers» politiques jusqu'aux plus hautes fonctions semble inspirer les internautes, au lendemain de l'élection de François de Rugy au Perchoir.

Certains, optimistes, voient dans ces gloires inespérées quelques augures favorables pour Jean-François Copé, qui avait obtenu 0,3% à la primaire de la droite.

François Asselineau et Jacques Cheminade, candidats ayant recueilli le moins de voix lors de l'élection présidentielle, auraient-ils bon espoir de gouverner un jour ?

Ce phénomène est même qualifié par certains de «jurisprudence Valls».

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