Nathalie Kosciusko-Morizet prise à partie : le suspect interpellé est... un maire

- Avec AFP

Nathalie Kosciusko-Morizet prise à partie : le suspect interpellé est... un maire© Wikipédia

Le matin du 17 juin, un homme a été mis en garde à vue, soupçonné d'avoir agressé le 15 juin la candidate LR aux législatives en campagne à Paris, qui avait alors perdu connaissance. Et ce suspect n'est pas un citoyen ordinaire...

Un suspect a été interpellé le 17 juin dans l'affaire de l'altercation avec Nathalie Kosciusko-Morizet, deux jours plus tôt et lors de laquelle elle avait perdu connaissance et s'était effondrée au sol.

RTL a rapporté qu'il s'agissait de Vincent Debraize, maire sans étiquette de Champignolles, un village de 41 habitants dans le département de l'Eure. Le site de la radio française précise qu'il aurait lui-même averti les forces de l'ordre, alors que sa photo était largement diffusée.

L'identité de l'homme a été confirmée, plus tard dans la journée, par l'AFP.

Ancien membre de l'UDI, il avait parrainé la candidature à la présidentielle d'Henri Guaino, qui s'est présenté face à NKM dans la 2e circonscription de Paris lors du premier tour des législatives, rapporte le site d'information Huffington Post.

Il a été placé en garde à vue à 8h30 «pour des faits de violences volontaires sur personne chargée d'une mission de service public», après cet incident survenu sur un marché du Ve arrondissement, a confié une source proche du dossier à l'AFP. Après cette altercation en présence de journalistes, l'individu avait pris la fuite par la bouche de métro la plus proche. 

Néanmoins, si l'accusé a bien été confronté à l'ex-ministre dans l'après-midi du 15 juin, il nie les faits de violences et les accusations d'agression verbale, a déclaré à l'AFP Xavier Autain, l'avocat de Nathalie Kosciusko-Morizet.

La candidate Les Républicains (LR) aux législatives est sortie de l'hôpital le 16 juin. Elle y avait été admise la veille, souffrant d'un léger traumatisme crânien.

L'incident avait été condamné unanimement par la classe politique, tandis qu'une manifestation a eu lieu à Paris «contre la violence et pour la démocratie».

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