Etudiant algérien de 40 ans et «soldat du califat», l’identité de l’assaillant de Notre-Dame révélée

Etudiant algérien de 40 ans et «soldat du califat», l’identité de l’assaillant de Notre-Dame révélée

Quelques heures après qu'un homme a attaqué un policier au marteau sur le parvis de la cathédrale, Gérard Collomb a donné davantage de détails sur l'identité de l'assaillant, qui a notamment crié : «C'est pour la Syrie !»

L'auteur de l'attaque d'un policier sur le parvis de Notre-Dame de Paris est un étudiant algérien d’une quarantaine d’années, a annoncé Gérard Collomb le 6 juin, quelques heures après l'incident.

Lors de la perquisition effectuée par la police à son domicile situé dans une résidence étudiante de Cergy (Val d'Oise), le 6 juin au soir, une vidéo de revendication et d’allégeance à Daesh a été retrouvée.

Lors de l'attaque contre le policier, l'assaillant a crié : «C'est pour la Syrie !», en s'approchant de l'officier, et a agi seul, a précisé le ministre de l'Intérieur.

L'assaillant était en possession d'un marteau mais également de couteaux de cuisine.

Il avait une «carte» dont l’authenticité doit être vérifiée, a rapporté Gérard Collomb sans donner davantage de détails.

Selon une source proche de l'enquête citée par l'AFP, l'assaillant aurait revendiqué être un soldat du califat de Daesh.

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Le directeur de thèse de l'assaillant décrit un homme «aux antipodes» d'un profil djihadiste

«Le Farid que j'ai connu est aux antipodes de tout ce qu'on décrit», a affirmé à l'AFP le 7 juin le directeur de thèse de l'agresseur, Arnaud Mercier, qui connaît l'assaillant depuis l'été 2013 lorsqu'il avait postulé pour s'inscrire à l'université de Lorraine à Metz. 

«Il était plutôt occidentalisé, défendait des valeurs de la démocratie, de liberté de la presse», selon ce professeur en sciences de l'information. Il explique ne l'avoir jamais entendu prononcer le moindre mot de haine vis-à-vis de quiconque : «il était doux comme un agneau».

Titulaire d'une licence de journalisme obtenue à Stockholm en 2008, Farid I. avait été journaliste à la radio suédoise et «vivait parfois de traductions du suédois à l'arabe», selon Arnaud Mercier.

Il avait également «travaillé pour El Watan, un journal algérien qui n'est pas non plus un journal islamiste», ajoute-t-il.

Farid I. travaillait sur «la manière dont les médias algériens couvraient les élections des autres pays en glissant des remarques pour décrypter la société algérienne et passer outre la censure». 

Toujours selon son directeur de thèse, Farid I. était «calme, affable, assidu au travail et très obséquieux - il me donnait toujours du "monsieur le professeur"».

Quant à sa pratique religieuse, il pense qu'il ne respectait pas le ramadan. «Je me souviens juste qu'une fois lors d'un déjeuner, je lui ai proposé un verre de vin, il m'a répondu "je bois pas d'alcool"».

«Mon dernier contact a eu lieu en juin 2016. Je lui avais renvoyé un mail en novembre pour le relancer, il n'a pas répondu, ce qui n'était pas dans ses habitudes», a précisé le professeur.

L'état de santé du policier «pas préoccupant»

Lors de l'attaque, l'individu a été blessé aux jambes par un tir du policier. Agé de 22 ans, celui-ci souffre pour sa part d'une légère blessure au cou. Son état de santé n'est pas préoccupant.

L'assaillant devrait être entendu par la police.

Le ministre de l'Intérieur a souligné que les blessures du policier auraient pu être plus graves si son collègue n'avait pas réagi aussi vite.

Il a fait savoir que la lutte contre le terrorisme était la priorité du président Emmanuel Macron et qu'elle serait évoquée lors du conseil de Défense du 6 juin.

La section antiterroriste du parquet de Paris a ouvert une enquête confiée à la section antiterroriste de la Brigade criminelle de la police judiciaire parisienne et à la Direction générale de la sécurité intérieure.

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