Philippot veut en finir avec «la bienveillance des milieux autorisés français pour le Qatar»

Philippot veut en finir avec «la bienveillance des milieux autorisés français pour le Qatar»© bertrand GUAY Source: AFP
Le vice-président du FN Florian Philippot
Suivez RT France surTelegram

Accusé par ses alliés de soutenir Daesh, le Qatar est cœur de la tourmente. Florian Philippot veut que Paris prenne ses distances avec l'émirat, alors que Nicolas Dupont-Aignan pointe du doigt ses liens avec la classe politique française.

En accusant le Qatar de «soutenir le terrorisme» – citant explicitement Daesh et Al-Qaïda – et en rompant leurs relations diplomatiques avec l'émirat, l'Arabie saoudite et ses alliés au Moyen-Orient ont créé une onde de choc qui n'en finit pas de se propager.

En France, le vice-président du Front national (FN) Florian Philippot a sauté sur l'occasion pour exiger des autorités françaises qu'elle imitent les Etats du Golfe. «Cette décision donne pleinement raison à nos analyses et aux alertes que nous avons à de nombreuses reprises lancées ces dernières années», estime-t-il dans un communiqué. 

Lire aussi : En toute discrétion, François Hollande «épingle» le PDG de Qatar Airways

«Il est temps d'en finir avec la bienveillance des milieux autorisés français pour le Qatar», ajoute l'eurodéputé frontiste. Pour lui, «ce pays est dangereux et doit être traité comme tel dans la lutte contre le terrorisme islamiste». «Nos futurs députés auront à cœur de porter ce sujet crucial à l'Assemblée nationale», prévient le candidat aux élections législatives à Forbach.

Lire aussi : #ToutPourLeQatar, «la dernière chance pour la France»... les réactions à la candidature de Sarkozy

Interrogé par la chaîne d'information LCI, le sénateur maire FN de Fréjus, David Rachline, souhaite pour sa part faire la lumière sur les rapports, voire «les collusions», entre le personnel politique français et le Qatar.

Un avis que partage le président de Debout la France, Nicolas Dupont-Aignan, qui estime que si le soutien du Qatar au terrorisme était «avéré», les liens entretenus par une partie de la classe politique française avec cet état seraient «gravissimes».

Lire aussi : Quand les internautes se rappellent les liens supposés entre le porte-parole d’Hamon et le Qatar

A l'heure actuelle, le reste de la classe politique française se distingue d'ailleurs par son silence. Il faut dire qu'à droite comme à gauche, les exemples de liens controversés entre hommes politiques et l'émirat sont légions. Les journalistes Georges Malbrunot et Christian Chesnot avaient notamment publié en octobre dernier un livre intitulée Nos très chers émirs (Michel Laffon, 2016) sur cette question. Ils avaient notamment reproché à Jean-Marie Le Guen, ancien secrétaire d'Etat chargé des Relations avec le Parlement du gouvernement Valls, d'avoir tenté de faire bloquer toutes les critiques de parlementaires vis-à-vis des liens étroits qu'entretiennent la France et l'émirat. Selon les journalistes il aurait proposé ses bons offices en contrepartie d'une contribution de 10 000 euros par mois, avec en prime, la création d'une agence de communication à Paris financée par le Qatar.

Lire aussi : Qatar : la France sous influence

Raconter l'actualité

Suivez RT France surTelegram

En cliquant sur "Tout Accepter" vous consentez au traitement par RT France de certaines données personnelles stockées sur votre terminal (telles que les adresses IP, les données de navigation, les données d'utilisation ou de géolocalisation ou bien encore les interactions avec les réseaux sociaux ainsi que les données nécessaires pour pouvoir utiliser les espaces commentaires de notre service).

En cliquant sur "Tout Refuser", seuls les cookies/traceurs techniques (strictement limités au fonctionnement du site ou à la mesure d’audiences) seront déposés et lus sur votre terminal. "Tout Refuser" ne vous permet pas d’activer l’option commentaires de nos services.

Pour activer l’option vous permettant de laisser des commentaires sur notre service, veuillez accepter le dépôt des cookies/traceurs « réseaux sociaux », soit en cliquant sur « Tout accepter », soit via la rubrique «Paramétrer vos choix».

Le bandeau de couleur indique si le dépôt de cookies et la création de profils sont autorisés (vert) ou refusés (rouge). Vous pouvez modifier vos choix via la rubrique «Paramétrer vos choix».

OK

RT France utilise des cookies pour exploiter et améliorer ses services.

Vous pouvez exprimer vos choix en cliquant sur «Tout accepter», «Tout refuser» , et/ou les modifier à tout moment via la rubrique «Paramétrer vos choix».

Pour en savoir plus sur vos droits et nos pratiques en matière de cookies, consultez notre «Politique de Confidentialité»

Tout AccepterTout refuserParamétrer vos choix