Requiem pour le Parti socialiste ? Cambadélis n'exclut pas de changer le nom du PS

Requiem pour le Parti socialiste ? Cambadélis n'exclut pas de changer le nom du PS© Bertrand Guay Source: AFP
Le Premier secrétaire du Parti socialiste, Jean-Christophe Cambadélis

Jean-Christophe Cambadélis a ouvert la porte au changement. Le premier secrétaire du PS s'est confié au micro de France Inter, estimant qu'un changement de nom était possible. Selon lui, le PS est amené à «se refonder, se reformuler se restructurer».

Interrogé sur France Inter, le Premier secrétaire du Parti socialiste (PS), Jean-Christophe Cambadélis, a abordé les possibles évolutions à venir pour le parti. «Changer [le] nom [du PS] ? Ce n'est pas impossible. On le décidera», a-t-il évoqué, laissant sous-entendre qu'une telle rupture n'était plus inenvisageable. 

«Je pense que Le PS va se refonder, se reformuler se restructurer [...] et je serai au milieu de ce travail», a-t-il ajouté, en précisant : «Je pense qu'il faut réfléchir [...] sur ce qui se passe par rapport à tous les courants progressistes en Europe : il y a peut-être une reformulation du progressisme à inventer.» 

Estimant que les mouvements associatifs et la «société civile» ne pouvaient pas être ignorés, Jean-Christophe Cambadélis a déclaré : «Le PS ne peut plus vivre comme la SFIO [Section française de l'Internationale ouvrière, ancien nom du PS de 1905 à 1969], avec une verticalité. Ça, nous le laissons à Jean-Luc Mélenchon, à Emmanuel Macron, à Marine Le Pen.» 

Humilié lors de la présidentielle – avec 6,35%, Benoit Hamon a signé le pire résultat électoral du PS depuis 1969 – rongé par une véritable crise interne et d'identité, le Parti socialiste pourrait perdre plus de la moitié de ses 284 députés aux prochaines législatives. Une véritable Bérézina qui, si elle se produisait, impacterait fortement les débats d'évolutions de forme et de fond lors du prochain congrès du PS.

Les socialistes ne sont d'ailleurs pas les seuls à réfléchir à un changement de nom. Selon plusieurs cadres importants du Front national, le parti dirigé par Marine Le Pen serait également tenté.

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