«Bilal» Hamon trouve son surnom «très beau», mais accuse Philippot de le propager

«Bilal» Hamon trouve son surnom «très beau», mais accuse Philippot de le propager © bertrand GUAY Source: AFP
Benoît Hamon

Le favori de la primaire de la gauche passe à l'offensive sur sa connivence supposée avec le communautarisme musulman, qui lui vaudrait d'être surnommé Bilal Hamon dans certains milieux. Ces suspicions ont même gagné le gouvernement.

«Je tiens à dire à ceux qui ont la haine dans le bide et dans la tête que Bilal est un très beau prénom», a confié Benoît Hamon à ses sympathisants après le débat qui l'a opposé à Manuel Valls, au sujet de son surnom, Bilal Hamon, que certains de ses opposants lui aurait décerné. En cause ? Sa présupposée sympathie pour le communautarisme musulman. 

Lire aussi : Café interdit aux femmes à Sevran : Benoît Hamon «relativise» en les comparant aux «cafés ouvriers»

Il y a quelques jours, le journal Libération avait assuré qu'un ministre du gouvernement, sous anonymat, avait accusé Benoît Hamon d'être «le candidat des Frères musulmans». Ces accusations ont été reprises à demi-mots par son challenger au micro d'une radio communautaire juive.

«Quand Benoît Hamon s'en prend à des personnalités, en parlant de laïcité douteuse et qu'il met dans le même paquet Alain Finkielkraut, Caroline Fourest ou Mohamed Sifaoui, là oui d'une certaine manière il fait référence à la campagne du CCIF, de cette organisation qui cherche à faire croire que dans notre pays il y a une islamophobie [...] d'Etat», a dénoncé Manuel Valls lors de son passage sur radio J.

Lire aussi : Quand les internautes se rappellent les liens supposés entre le porte-parole d’Hamon et le Qatar

«Et notamment par exemple l'état d'urgence ferait partie [...] de ce racisme d'Etat. Et ça, il ne peut pas y avoir la moindre compromission. Quand l'un de ses porte-parole, Alexis Bachelay, se réunit avec le CCIF pour dénoncer l'état d'urgence, on voit bien qu'il y a une ambiguïté insupportable», a poursuivi l'ancien Premier ministre.

«Cette affirmation est totalement mensongère», a répliqué Alexis Bachelay dans un communiqué. Reconnaissant avoir invité à cette réunion du 12 janvier 2016 le porte-parole du CCIF Yasser Laouti, Alexis Bachelay affirme, extrait vidéo à l'appui, s'y être prononcé «pour la mise en place de l’état d’urgence».

Lire aussi : Accusée par Manuel Valls d'être liée aux Frères musulmans, Clémentine Autain réplique froidement

Florian Philippot accusé 

Au micro de Jean-Jacques Bourdin, le 26 janvier, Benoît Hamon a accusé le numéro deux du Front national d'être à l'origine du sobriquet dont il est affublé. «Je regrette que Florian Philippot et ses amis des sites d'extrême-droite reprennent ces arguments, me baptisent Bilal Hamon comme on avait baptisé "Farid" Fillon et "Ali" Juppé», a-t-il assuré.

L'intéressé a nié l'avoir qualifié ainsi, rappelant simplement avoir dénoncé son relativisme à l'encontre du reportage de France 2 sur un café de Sevran n'acceptant les femmes. «Historiquement, dans les cafés ouvriers, il n'y avait pas de femmes…», avait affirmé le candidat à la primaire de la gauche. 

Lire aussi : L'équipe de Fillon en guerre contre le sobriquet de «Farid Fillon» dont la «fachosphère» l'affuble

Raconter l'actualité

Les opinions, assertions et points de vue exprimés dans les commentaires sont le fait de leur auteur et ne peuvent en aucun cas être imputés à RT.