«On aurait dis vous êtes scénariste» : Jawad le logeur clame son innocence dans une lettre au juge

«On aurait dis vous êtes scénariste» : Jawad le logeur clame son innocence dans une lettre au juge
Jawad "le logeur" avait fait réagir la Toile après les attentats du 13 novembre, affirmant qu'il ignorait qui étaient les individus qu'il avait hébergés

Il réclame son transfert dans une autre prison et tente de convaincre dans une lettre écrite de sa cellule. «Jamais j’aurais pu imaginer que je venais de serrer la main et offert un toit du coca cherry, de l’oasis» à des terroristes, affirme-t-il.

«Vous attendez quoi je pète une durite !» Jawad Bendaoud continue de faire parler de lui. Dans une lettre adressée à Jean-Marc Herbaut, juge à la section antiterroriste de Paris, dont TF1 s'est procuré une copie, il affirme être en train de «péter un plomb» et clame son innocence, niant avoir été au courant des actions meurtrières perpétrées par ceux qu'il a hébergés alors qu'ils s'apprêtaient à tirer sur la foule le 13 novembre 2015.

J’étais dans le salon avec mon père je mangais des lentilles au bœuf

Depuis sa prison de Villepinte, sous haute surveillance, celui que la Toile a rapidement surnommé «Jawad le logeur» raconte, dans trois pages manuscrites à l'orthographe incertaine, les circonstances dans lesquelles il a accueilli Abdelhamid Abaaoud et Chakib Akrouh, les terroristes ayant ouvert le feu sur des terrasses parisiennes. «J’étais dans le salon avec mon père je mangais des lentilles au bœuf», explique-t-il, afin de convaincre le juge qu'il n'était au courant de rien. 

Lorsque les deux hommes sont arrivés à son domicile de la rue Corbillon, à Saint-Denis, Jawad Bendaoud admet avoir eu un doute : «J’ai senti un truc louche mais «jamais j’aurais pu imaginer une seule seconde que je venais de serrer la main et offert un toit du coca cherry, de l’oasis aux individus qui venait de commettre les pires attentats perpetré en France». A peine quelques heures plus tard, Chakib Akrouh se faisait exploser, tuant par la même occasion ses deux complices.

Si je commet un acte violent on va dire c’est un terroriste Jawad mais mort de rire

«J’avais tout pour réussir j’ai passé mon code de la route en accéléré je l’ai obtenu sans problème […] j’ai tout perdu», se lamente le Franco-marocain de 30 ans, tentant de manière plus que maladroite de convaincre le juge de le laisser sortir : «Vous cherchez quoi au juste qu’a force de craquer je comette l’irréparable je suis quelqu’un de violent depuis tout jeune […] si je commet un acte violent on va dire c’est un terroriste Jawad mais mort de rire».

«Plus jamais de ma vie je referais quoi que ce soit d’illégal quitte à manger des conserves au Resto du Cœur, la poisse me colle à la peau» conclut-il. Néanmoins, la levée immédiate de son placement à l’isolement et son transfert dans une autre prison, qu'il réclame à cors et à cris, ont peu de chance d'aboutir. Le 16 septembre dernier, il avait tenté de mettre le feu à sa cellule. 

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