Primaire des Républicains : Nicolas Sarkozy frappé par la malédiction des anti-Bachar el-Assad ?

Primaire des Républicains : Nicolas Sarkozy frappé par la malédiction des anti-Bachar el-Assad ? © Pool Source: Reuters
Nicolas Sarkozy, lors de sa reconnaissance de défaite.

Déjouant tous les pronostics, Nicolas Sarkozy a été éliminé au premier tour de la primaire de son parti, relançant ainsi sur internet la théorie selon laquelle une malédiction frapperait ceux ayant demandé au président syrien de quitter le pouvoir...

L'ex-président aurait-il payé son opposition féroce à Bachar el-Assad ? C'est en tout cas une théorie qui fait surface sur les réseaux sociaux, rappelant que nombre de dirigeants ayant appelé le président de la République arabe syrienne à partir aurait connus des déboires électoraux.

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La première fois que Nicolas Sarkozy a demandé à Bachar el-Assad de partir, c'était en janvier 2012, soit quelques mois avant son échec à la présidentielle face à François Hollande.

Loin d'avoir tiré les leçons de cette infortune, le désormais ex-président nouvellement prétendant à l'Elysée avait récidivé le 16 juin dernier. «Bachar el-Assad ne peut être l’avenir de la Syrie : il a 250 000 morts sur la conscience», avait-il déclaré. Un vœu pieux qui n'aura débouché que sur une seule certitude : lui-même ne sera pas l'avenir de la France. 


La liste des personnalités touchées par cette mystérieuse malédiction s'est allongée ces derniers mois, avec notamment la cuisante défaite d'Hillary Clinton, une anti-Bachar el-Assad militante.

Si la fin du mandat de Barack Obama était elle inévitable, son soutien à la candidate démocrate n'a probablement pas été d'une grande aide si l'on se fie à la théorie de la malédiction. Dans tous les cas, même si Bachar el-Assad devait partir, ça n'est pas en tant que président des Etats-Unis que Barack Obama verra cet événement arriver.

Il y a quelques mois, c'est David Cameron qui a subitement été victime d'une inattendue défaite électorale, après la victoire du camp du Brexit. Face à ce désaveu populaire, il avait alors dû démissionner, laissant sa place à Theresa May. 

Le désormais ex-ministre des Affaires étrangères Laurent Fabius, avait lui affirmé en août 2012 que le président syrien n'aurait pas mérité «d'être sur la Terre». Malgré cette envie de voir Bachar el-Assad disparaître, c'est lui qui s'effacera de la scène diplomatique en quittant son poste en avril 2016 pour le Conseil constitutionnel.

Si aujourd'hui le grand favori de cette primaire des Républicains est François Fillon, il n'est pas impossible que le sort ne lui vienne en aide, son rival Alain Juppé ayant sous-entendu au cours d'un débat de la primaire qu'il souhaitait le départ du président syrien en affirmant qu'il n'y aurait «pas de retour à la paix en Syrie avec Bachar al-Assad».

Nous verrons donc dimanche si cette malédiction scellera l'avenir politique du maire de Bordeaux...

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