Paris : des centaines de policiers en colère manifestent pour le cinquième soir consécutif (IMAGES)

Paris : des centaines de policiers en colère manifestent pour le cinquième soir consécutif (IMAGES)

Comme chaque soir depuis cinq jours, plusieurs centaines de policiers se sont rassemblés dans les rues de la capitale, cette fois à quelques pas du Palais de Justice, pour faire part de leur mécontentement quant à l'exercice de leur métier.

Dans la soirée du 21 octobre, quelques centaines de membres des forces de l'ordre ont bravé la pluie pour venir manifester durant plusieurs heures devant la cathédrale Notre-Dame de Paris, non loin du Palais de Justice.

Entre Marseillaises et sirènes de police, les manifestants se sont ensuite dirigés vers l'Hôtel de Ville de la capitale, où ils ont scandé des slogans tels que «Français en colère», «Citoyens avec nous» ou encore «Cazeneuve démission».

«Les vraies revendications sont liées à la façon d'exercer notre métier» a expliqué un policier présent, réclamant «une réforme de la légitime défense» pour «faire changer la peur de côté». «Les flics de France ont peur de sortir leur arme», indique-t-il à l’agence de presse AFP.

«On ne demande pas un permis de tuer mais le texte n'est plus adapté à la délinquance d'aujourd'hui», estime un autre manifestant.

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Un mouvement en marche

Depuis ce lundi 17 octobre, plusieurs centaines de policiers se rassemblent et marchent tous les soirs à Paris et en province, pour protester contre le manque de moyens et ce qu'ils estiment être un laxisme permanent de la justice. 

Ces rassemblements, qui ont réuni 400 policiers à Evry le 18 octobre dernier et 500 le soir du 20 octobre sur les Champs Elysées à Paris, sont encadrés par les gendarmes. Régulièrement, des citoyens rejoignent spontanément les cortèges pour exprimer leur soutien aux forces de l'ordre. 

Dans une lettre ouverte adressée aux policiers, le ministre de l'Intérieur a affirmé soutenir pleinement ses hommes et assure que le gouvernement fait son maximum pour assurer la sécurité publique.

«Vous demandez des moyens, nous vous les donnons. Vous demandez du soutien, il vous est acquis», a affirmé Bernard Cazeneuve, détaillant la série de mesures annoncées le 19 octobre pour calmer le mouvement de contestation des agents de police.

«Je comprends votre colère» après la série d'agressions de policiers, peut-on lire dans le comuniqué, «la réponse pénale doit bien entendu être à la mesure de la gravité des faits».

Le ministre de l’Intérieur a ajouté à la sortie du Conseil des ministres qu’il ne voulait «pas entrer dans un cycle de sanctions» après les manifestations de ras-le-bol des policiers, mais «rappeler des principes».

Le début de ce mouvement de contestation survient moins de deux semaines après la violente agression survenue à Viry-Châtillon, dans l’Essonne, le 8 octobre.

Un adjoint de sécurité et une gardienne de la paix avaient été grièvement blessés, leur véhicule de fonction ayant été attaqué au cocktail Molotov.

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