«Tentative de meurtre» : l'un des policiers agressés dans l'Essonne placé sous coma artificiel

© Capture d'écran Twitter, @jf_cope.

L'un des quatre membres des forces de l'ordre blessés par une attaque aux cocktails Molotov le 8 octobre a été placé en coma artificiel. Le ministre de la Justice, Jean-Jacques Urvoas, a promis des sanctions sévères contre les agresseurs.

L'adjoint de sécurité âgé de 28 ans, visé par des cocktails Molotov en même temps que trois de ses collègues dans l'après-midi du samedi 8 octobre, à Viry-Châtillon (Essonne), a été placé sous coma artificiel en raison de son état de santé «très préoccupant», a annoncé l'agence AFP dimanche. Le jeune homme, a précisé une source judiciaire, «est brûlé sur 30% de la superficie de son corps, aux mains et au visage». Une information également rapportée par le secrétaire départemental du syndicat de police Alliance 91, Claude Carillo, dimanche matin sur RTL : «Notre jeune adjoint de sécurité [...] est entre la vie et la mort. Il a été placé dans un coma artificiel, il est dans un état jugé très très sérieux.»

Une autre victime de l'assaut de la voiture de police, une gardienne de la paix de 39 ans, mère de famille de trois enfants, est toujours hospitalisée pour des brûlures, a indiqué l'AFP. Son état susciterait toutefois «moins d'inquiétude» que l'adjoint de sécurité dans le coma. D'après une source policière, elle se verra prescrire au moins trois mois d'ITT (incapacité totale de travail).

Enfin, les deux autres policiers blessés par l'attaque, un homme de 38 ans et une femme de 28 ans, venus en renfort de leurs collègues, sont sortis de l'hôpital Longjumeau (Essonne) dans la soirée de samedi.

«Une tentative de meurtre envers nos quatre collègues»

L'incident est survenu près de la cité de la Grande Borne, au niveau du carrefour dit «du Fournil», entre les communes de Grigny et de Viry-Châtillon, où sévissent régulièrement des délinquants. Les quatre policiers blessés, a indiqué Claude Carillo sur RTL, étaient chargés de surveiller la caméra de vidéosurveillance du site, régulièrement vandalisée, qui ne fonctionnait plus depuis le 4 octobre. «C'est une caméra qui a été placée par la mairie par rapport aux vols-portières qui se déroulent sur ce carrefour. On a les délinquants de la Grande Borne qui régulièrement arrêtent les véhicules et qui volent les effets personnels à l'intérieur», a expliqué le responsable départemental d'Alliance.

Une dizaine de personnes auraient attaqué, au moyen de cocktails Molotov, les deux véhicules des quatre policiers – «une tentative de meurtre envers nos quatre collègues», a commenté le dirigeant syndical. Dimanche, les enquêteurs étaient toujours à la recherche de ces assaillants.

Jean-Jacques Urvoas promet des sanctions sévères contre les délinquants...

Invité de l'émission «Le Grand rendez-vous» d'Europe 1, iTELE et Les Echos dimanche matin, le ministre de la Justice Jean-Jacques Urvoas a lui aussi exprimé sa vive indignation au sujet de cette agression. «Quand on attaque des fonctionnaires qui portent un uniforme, c'est l'Etat qu'on attaque», a-t-il martelé.

Le membre du gouvernement a également assuré que les malfaiteurs avaient eu à l'évidence l'«intention non seulement de porter atteinte aux policiers [mais aussi] de porter atteinte à la vie» – et, par conséquent, a promis des sanctions «évidemment» sévères à leur encontre.

... et Bernard Cazeneuve fustige des «sauvageons»

Interrogé lundi 10 octobre sur RTL, le ministre de l'Intérieur a fait savoir que le policier placé dans le coma artificiel se trouvait «dans un état stationnaire», et avait été «pris en charge de façon absolument remarquable par les personnels hospitaliers».

Le membre du gouvernement a par ailleurs déclaré que les agents de police avaient été «attaqués par une bande de "sauvageons"» – un terme qui a fait réagir le secrétaire général du Front national Nicolas Bay –, et a assuré que ceux-ci seraient rattrapés et «très sévèrement punis».

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