L'ancien patron du renseignement intérieur Bernard Squarcini en garde à vue

L'ex-patron du renseignement intérieur, Bernard Squarcini.© MARTIN BUREAU Source: AFP
L'ex-patron du renseignement intérieur, Bernard Squarcini.

Bernard Squarcini, ex-patron du renseignement intérieur spécialiste du terrorisme, a été placé en garde à vue par les enquêteurs de l'Inspection générale de la police nationale, le 26 septembre, dans le cadre d'une instruction parisienne.

Les motifs de sa garde à vue n'ont pas été précisés par les sources proches de l'enquête, selon l'agence AFP. L'ancien directeur central du renseignement intérieur (DCRI, actuelle DGSI), surnommé «le Squale», est un proche de Nicolas Sarkozy, qui avait été écarté de ses fonctions en mai 2012 après l'accès au pouvoir de la gauche. Un autre grand flic et ancien patron de la police judiciaire parisienne, Christian Flaesch, a également été interpellé et placé en garde à vue lundi 26 septembre dans ce dossier.

Ces deux auditions interviennent dans le cadre d’une information judiciaire ouverte par le parquet de Paris pour violation du secret de l’instruction, entraves aux investigations, compromission et trafic d’influence, entre autres. En avril dernier, l'Office central de lutte contre la corruption et les infractions financières et fiscales avait saisi de nombreux documents lors de perquisitions réalisées au domicile et au bureau de Bernard Squarcini. Ces documents soulèvent des questions concernant la manière dont l'ex-patron du renseignement intérieur utilise ses relations avec des fonctionnaires afin de servir les intérêts d'entreprises privées pour lesquelles il travaille.

Reconnu comme spécialiste du terrorisme – islamiste, basque ou corse – «le Squale» avait par ailleurs été condamné en avril 2014 à 8 000 euros d'amende par le tribunal correctionnel de Paris, pour avoir réquisitionné illégalement les factures téléphoniques détaillées d'un journaliste du Monde (les fameuses «fadettes», dans le jargon policier).

Christian Flaesch, limogé en 2013 pour une «faute de déontologie»

Christian Flaesch aurait quant à lui été placé en garde à vue, selon le journal Le Monde, afin d'être entendu au sujet de soupçons de violation du secret de l'enquête, au moment où il était en poste à la direction de la police judiciaire parisienne.

Il avait été limogé fin décembre 2013 du 36, quai des Orfèvres, après une mise en garde du parquet général au sujet d’un appel à son ancien ministre de tutelle, Brice Hortefeux, durant lequel il semblait lui expliquer comment préparer une audition dans l'un des dossiers judiciaires mettant en cause l'ex-président Nicolas Sarkozy. Manuel Valls, alors ministre de l'Intérieur, avait dénoncé une «faute de déontologie». «Les faits pour lesquels [Christian Flaesch] est aujourd’hui en garde à vue sont distincts de l’affaire Hortefeux», a toutefois indiqué une source proche de l’enquête citée par l'AFP.

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