Affaire Bygmalion : premiers recours pour retarder le procès ?

Nicolas Sarkozy en campagne en 2012. ©Martine Bureau/AFP
Nicolas Sarkozy en campagne en 2012. ©Martine Bureau/AFP

Le scandale sur les comptes de la présidentielle de 2012 ne rebondit pas au meilleur moment pour Nicolas Sarkozy. Mais la bataille des recours et la longueur des procédures devraient lui éviter un procès en correctionnelle ; s'il manœuvre bien.

La bataille des recours dans l'affaire Bygmalion a bel et bien commencé. Et c'est l'ex-directeur de campagne du candidat Sarkozy en 2012, Guillaume Lambert qui ouvre le feu par le biais de son avocat qui a saisi les juges d'instruction afin de faire annuler sa mise en examen. En contestant sa mise en examen, ce dernier retarde ainsi la décision de la chambre d'instruction sur le renvoi en procès de Nicolas Sarkozy et de 13 autres personnes mises en examen.

Sans surprise, la procédure s'annonce très longue. Après l'examen des premiers recours, Renaud Van Ruymbeke et Serge Tournaire, les deux juges d'instruction en charge de l'affaire impliquant la société événementielle Bygmalion dans un système de surfacturation, vont commencer par examiner les réquisitions du parquet qui a demandé le 30 août dernier le renvoi en correctionnelle des 14 individus mis en examen, dont Nicolas Sarkozy.

A ce stade, la chambre d'instruction pourrait prononcer un non-lieu. Mais si elle décide de suivre le parquet, Nicolas Sarkozy pourra toujours faire appel. Si l'affaire des comptes de campagne risque toutefois de polluer la campagne du candidat à la primaire de la droite et du centre, un procès en pleine campagne présidentielle est peu probable. 

Le timing est déjà fâcheux pour l'ex-président candidat. La Haute Autorité du parti Les Républicains doit en effet annoncer, ce mardi 20 septembre, la liste définitive des candidats admis à concourir à la primaire de la droite et du centre.

En savoir plus : Sarkozy mis en examen pour le financement illégal de sa campagne présidentielle en 2012

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