«Soit au Front national, soit chez Daesh»: la «crise morale française» selon Gérard Collomb (VIDEO)

Gérard Collomb et Jean-Jacques Bourdin dans les locaux de la radio RMC © Capture d'écran Twitter de Gérard Collomb
Gérard Collomb et Jean-Jacques Bourdin dans les locaux de la radio RMC

Plusieurs personnalités du Front national se sont offusquées des propos du maire socialiste de Lyon Gérard Collomb, qui a affirmé sur les ondes de RMC que l'Etat islamique, comme le FN, étaient alimentés par la «crise morale française».

Invité de Jean-Jacques Bourdin dans son émission matinale en direct sur RMC concernant la démission d'Emmanuel Macron de son poste de ministre de l'Economie, Gérard Collomb - fervent soutien de l'ex-ministre - a affirmé que la France était touchée par une «grande crise morale française», dont les symptômes étaient notamment Daesh et le Front national (FN).

On traverse une grande crise morale avec des gens qui vont soit au Front national, soit chez Daesh

La mise à égalité entre le groupe terroriste mettant à feu et à sang la Syrie et l'Irak avec le parti politique français n'a pas du tout été du goût de Louis Alliot, euro-parlementaire FN, qui n'a pas hésité à qualifier le maire socialiste de Lyon de «con».

Le président du groupe Front national au Conseil régional Auvergne Rhône-Alpes Christophe Baudot a lui publié un communiqué de presse pour dénoncer cette déclaration. «Force est de constater que [Gérard] Collomb, dont la politique clientéliste a fait exploser le communautarisme dans notre agglomération, berceau le plus fertile du terrorisme islamiste, traverse lui-même une grave crise morale», a affirmé l'élu frontiste.

«Comment ce cumulard historique de la vie politique, vivant aux crochets des contribuables depuis des dizaines d’années, membre d’un parti politique en déliquescence qui contribue chaque jour un peu plus à appauvrir les Français, peut-il oser insulter les patriotes français du FN, devenu le premier parti de France et qui représente le seul espoir pour des millions de nos compatriotes ?», s'est interrogé Christophe Baudot, avant de demander des excuses au maire de Lyon.

Le présentateur de l'émission, aussi diffusée en direct sur la chaîne d'information BFM TV, n'a pas réagi aux propos tenus par Gérard Collomb à l'antenne.

Le président PS sortant du conseil régional de Bourgogne, François Patriat, avait déjà fait une sortie du même acabit en décembre 2015 durant le deuxième tour des élections régionales. Il avait alors déclaré «Voter Front national, c'est voter Daesh», entraînant de vives réactions de la part du parti politique ainsi visé. 

En février 2016, le magazine de propagande de l'Etat islamique avait qualifié le parti nationaliste de «cible de choix» pour ses terroristes.

Lire aussi : FN : une nouvelle cible des djihadistes de Daesh ?

Raconter l'actualité

Les opinions, assertions et points de vue exprimés dans les commentaires sont le fait de leur auteur et ne peuvent en aucun cas être imputés à RT.

Social comments Cackle
Enquêtes spéciales