Après Periscope et Facebook Live, un nouvel exemple de cruauté invraisemblable sur Snapchat

© Lucas Jackson Source: Reuters

Deux individus de 17 et 19 ans ont été mis en examen, le 29 juin, pour viol, séquestration, actes de torture et barbarie sur un jeune homme de 24 ans. L’un des deux interpellés est aussi accusé d'avoir diffusé en direct des vidéos du supplice.

Le fait divers sordide, rapporté par le Courrier Picard, a eu lieu dans la nuit du samedi 25 au dimanche 26 juin, dans la commune d'Abbeville (dans le département de la Somme).

Invitée par des amis à une fête, la victime s'est rendue au domicile où la soirée devait se tenir. Lorsque le jeune homme est entré dans l'habitation, les deux agresseurs présumés auraient fermé la porte derrière lui, avant de le rouer de coup, afin de lui voler son lecteur MP3.

Les deux jeunes hommes se seraient ensuite livrés à une série d'actes particulièrement atroces, forçant la victime à boire de l'urine pimentée, la frappant à de nombreuses reprises et lui introduisant de force un manche à balai dans l'anus. L'un des deux bourreaux aurait filmé et diffusé en direct ces actes de torture et de viol, via l'application pour téléphone mobile Snapchat.

La victime est parvenue à s'enfuir du logement après plusieurs heures de supplice, puis a porté plainte au commissariat d'Abbeville. La description des faits rapportés aux forces de l'ordre a été confirmée par des examens médicaux.

Les deux jeunes hommes ciblés par la plainte, déjà connus des services de police, ont avoué leurs méfaits à la suite d'une garde à vue prolongée. Déférés devant le parquet d'Amiens, qui a demandé l'ouverture d'une information judiciaire, les deux Abbevillois risquent une réclusion criminelle à perpétuité.

Ce n'est pas la première fois que les réseaux sociaux servent à la diffusion en direct de scènes insoutenables : en mai dernier, par exemple, une jeune Française de 19 ans avait filmé en direct son suicide sur le réseau social Periscope (lié à Twitter), après avoir révélé qu’elle avait été violée. Le mois précédent, une Américaine avait été accusée d'avoir diffusé sur Periscope le streaming du viol d'une adolescente. 

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