Torture et meurtre en direct sur Periscope ? Un canular de mauvais goût

Capture d'écran de l'individu qui aurait été torturé puis assassiné© Periscope
Capture d'écran de l'individu qui aurait été torturé puis assassiné

Les réseaux sociaux sont en émois suite à la diffusion, cette nuit, de trois vidéos mettant en scène un supposé pédophile torturé, puis jeté à l’eau pieds et poings liés. Les services de police ont pris l'affaire très au sérieux.

La diffusion, vers 3h du matin, de ces séquences où l’on pouvait voir un individu en caleçon, être brûlé au chalumeau et avec des plaques de cuisson, puis être transporté dans le coffre d’une voiture avant d’être jeté dans un canal, a alerté au moins deux internautes, l’un à Pau et l’autre à Paris, qui ont contacté les autorités. Au cours de la diffusion, la personne à l’origine des sévices présumés aurait motivé son geste par le fait que l’individu aurait violé une fillette de sept ans.

(Attention certaines images peuvent choquer la sensibilité du public)

"Ses pieds fumaient quand ils touchaient les plaques, c'est pas du fake !" confie l'internaute témoignant sur Internet© Periscope
"Ses pieds fumaient quand ils touchaient les plaques, c'est pas du fake !" confie l'internaute témoignant sur Internet

Ayant visionné les vidéos, en ligne sur le service de diffusion en direct Periscope, les la police a estimé qu’elles étaient suffisamment «crédibles» pour mener l’enquête, a confié un policier, sous couvert d'anonymat, à RT France. Les données de géolocalisation du flux vidéo ont permis aux policiers d’identifier le lieu où ont été tournées les séquences au niveau du canal de l’Ourcq à Meaux.

Ont alors été dépêchés sur place plusieurs services d’intervention dont des pompiers, des plongeurs, ainsi qu’un hélicoptère et un bateau doté d’un sonar afin de retrouver le corps de l’individu. Mais seules une parka, une chaussure, et des chaussettes ont pu être récupérées sur place par les enquêteurs.

Selon une source policière, la personne qui filmait la scène – qui a retourné l’objectif vers elle au cours d’une des diffusions – serait connue des services, pour avoir notamment réalisé des canulars.

La police judiciaire de Meaux a enquêté et a réussi a arrêté l’un des deux protagonistes de la mise en scène. En garde à vue, celui-ci aurait expliqué qu’il s’agissait une blague. Le deuxième individu, originaire du même quartier, est toujours recherché par les forces de l’ordre.

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