Euro 2016 : le secrétaire d’Etat aux Transports menace de poursuivre les grévistes

Les lignes B et D du RER font partie des moyens d'accès au Stade de France où le match d'ouverture de l'Euro 2016 se déroulera ce soir Source: Reuters
Les lignes B et D du RER font partie des moyens d'accès au Stade de France où le match d'ouverture de l'Euro 2016 se déroulera ce soir

Alain Vidalies s’est montré très offensif au micro d’Europe 1 vendredi. Il a promis de ne faire preuve d’«aucune tolérance» envers les grévistes du RER qui bloqueraient notamment les voies. Les lignes B et D du RER desservent le Stade de France.

L’Euro s’ouvre vendredi soir au Stade de France avec les Bleus qui affrontent la Roumanie. Alors que la rencontre devait célébrer le coup d’envoi de la fête du football, rien ne se passe comme prévu. La contestation sociale est au plus haut et entre grèves dans les transports, ramassage d’ordure qui ne s’effectue plus et manifestations prévues, ce premier jour de l’Euro 2016 laisse augurer d’un bon chaos.

Se rendre au Stade de France sera compliqué

Les cheminots ont la ferme intention de compliquer l’arrivée au stade des supporteurs. Les lignes B et D du RER, qui desservent le Stade de France, devraient fonctionner plus qu’au ralenti vendredi. Les syndicats annoncent un taux de grévistes record. De quoi mettre fortement en colère Alain Vidalies : «Il n'y aura aucune tolérance par rapport à des agissements qui remettraient en cause la grande fête dans laquelle la France s'engage.»

Le secrétaire d’Etat est prêt à employer les grands moyens. Il annonce que le gouvernement ne renoncera «à aucun moyen à sa disposition», et que «s'il faut utiliser les réquisitions [de conducteurs de trains, ndlr] demain, nous le ferons».

Concernant les éventuels blocages de voies, Alain Vidalies sort cette fois l’arme juridique. Il prévient qu'«il y aura des poursuites pénales et des poursuites disciplinaires». «Nous ne tolérerons aucun agissement, envahissement de voies» et «nous faisons les enquêtes sur ce qui s'est passé», a-t-il souligné.

Une grève qui «n’a plus de sens»

La SNCF rentre vendredi dans son dixième jour de grève. Une mobilisation qui «n’a plus de sens» pour le secrétaire d’Etat aux Transports. Il prévient d’ores et déjà les contestataires qu’«il n'y aura pas de nouvelle négociation». «Les négociations sont terminées. Il n'y a aucune raison qu'ils continuent à faire cette grève, sauf strictement politique», a-t-il poursuivi.

Concernant les syndicats de pilotes d’Air France, qui annonce un mouvement social du 11 au 14 juin, son appréciation de la situation est semblable. La SNCF et la compagnie aérienne mèneraient «une action contre la France et contre les Français». Les mots sont forts.

Solution de repli

«Nous allons assurer l'acheminement» des 80.000 spectateurs. Une promesse qui s’avérera difficile à tenir mais qu’Alain Vidalies se risque à annoncer.

La SNCF a mis en place des navettes spéciales du RER, entre Paris et le stade pour acheminer les spectateurs, a-t-il rappelé, réaffirmant en outre que le gouvernement ne renoncera «à aucun moyen à sa disposition».

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