L’agression antisémite était un fake, six mois de prison requis contre un juif mythomane

Un enseignant juif est devenu un modèle à ne pas suivre pour ses élevés : la cour l’a condamné à six mois de prison pour avoir mis en scène sa propre agression, trois jours après les attentats commis à Paris, en novembre dernier.

«La vérité, c'est qu'il n'a pas été agressé comme il le dit», a fait savoir le procureur André Ribes, pointant les doutes émis par toutes les personnes impliquées dans le dossier : pompiers, policiers, médecins, experts... et insistant sur le sérieux de l'enquête menée par le parquet dans le contexte tendu qui a suivi les attentats parisiens. «Je n'ai jamais vu des blessures réelles à l'arme blanche comme celles-là», a-t-il ajouté.

«On vient chercher la vérité !»

Malgré la décision de la cour, l’avocat de Sylvain Tsion Saadoun va «chercher la relaxe». L’enseignant d'histoire-géographie à l'école juive de Yavné prétend toujours qu’il «avait réellement été agressé».

«Ils m'ont demandé si j'étais juif ou musulman. Et, quand j'ai dit que j'étais juif, ils se sont rués sur moi et m'ont jeté à terre, en me disant qu'ils allaient me faire souffrir et me tuer», a-t-il raconté aux journalistes en novembre dernier, n'hésitant pas à montrer son abdomen et ses avant-bras striés de blessures superficielles.

La police suit une piste…

Les faits remontent au 18 novembre 2015, quand le professeur a déclaré à la police qu’il avait été attaqué par trois individus qui portaient des tee-shirts de Daesh et lui ont montré une photo de Mohammed Merah sur un téléphone portable. Les agresseurs ont été mis en fuite, mais après plusieurs mois d’enquête, c’est la «victime» Sylvain Tsion Saadoun, qui s’est trouvé sur la sellette, fin février, dans le cadre d'une enquête pour dénonciation mensongère.

 «L'hypothèse la plus probable est celle d'une automutilation», a indiqué le procureur de Marseille Brice Robin. L’enquête a montré, que «les découpes sur les vêtements de l'enseignant et ses lésions ne pouvaient pas correspondre». 

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