Plan antiterroriste : sept nouvelles antennes du GIGN et du Raid, effectifs de «l'antigang» doublés

Le ministre de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve Source: AFP
Le ministre de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve

Quatre nouvelles antennes du GIGN et trois du Raid seront créées en province et outre-mer et les effectifs de «l'antigang» doublés, a annoncé ce mardi 19 février le ministre de l'Intérieur.

En cas de crise grave ou d'attaque d'envergure, les traditionnelles zones de compétence qui créent des frontières dans l'intervention des gendarmes et des policiers seront par ailleurs suspendues. Ces annonces ont été faites par Bernard Cazeneuve lors de la présentation au ministère du nouveau «schéma d'intervention» destiné à coordonner l'action des unités d'élite.

«L'heure n'est pas à la concurrence des forces, mais a l'unité», a expliqué le ministre. «Face à des ennemis déterminés à nous frapper en provoquant le plus de dommages possibles, sans volonté de négocier et dont la propre mort fait partie de la philosophie, de la stratégie, nous avons besoin de forces performantes [...] qui travaillent les unes avec les autres et qui poursuivent les mêmes objectifs», a-t-il affirmé.

La «guerre du temps»

Le groupe d'intervention de la gendarmerie nationale (GIGN) et les policiers du Raid doivent pouvoir «intervenir sans délai», a-t-il ajouté, en faisant abstraction de l'habituel partage du territoire entre policiers et gendarmes, les premiers en ville, les seconds en milieu rural et péri-urbain.

«En cas de tuerie de masse, c'est durant les premières minutes que les terroristes font le plus grand nombre de victimes», a souligné le ministre de l'Intérieur. «Nous devons donc réagir le plus rapidement possible, comme nous devons constamment anticiper l'éventualité d'une telle attaque», a-t-il dit, évoquant la «guerre du temps qu'implique désormais toute riposte antiterroriste».

Trois nouvelles antennes du Raid seront implantées à Toulouse, Montpellier et Nancy, et quatre du GIGN à Nantes, Reims, Tours et Mayotte. Les effectifs de la Brigade de recherche et d'intervention (BRI), «l'antigang» de la préfecture de police de Paris qui compte un peu plus de 100 hommes actuellement, seront doublés.

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