Scandale sur Polymarket : des millions pariés sur l’agression en Iran, soupçons de délit d’initié

Scandale sur Polymarket : des millions pariés sur l’agression en Iran, soupçons de délit d’initié© Capture écran @Polymarket
Fond d'écran avec l'enseigne Polymarket, une plateforme décentralisée de marchés de prédiction.
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Sur la plateforme de paris prédictifs Polymarket, des millions de dollars ont été misés sur les frappes américano-israéliennes contre l’Iran, avec des soupçons de délits d’initié. Des parieurs ont empoché plus d’un million de dollars en anticipant les attaques, transformant la guerre en opportunité lucrative, au mépris des vies perdues.

Alors que les bombes pleuvaient sur Téhéran, orchestrées par Washington et Tel Aviv, des spéculateurs anonymes ont transformé cette escalade violente en source de profits indécents.

Sur Polymarket, interdite en France, les paris sur les frappes et même sur la mort du Guide suprême Ali Khamenei ont généré des centaines de millions de dollars, révélant un marché où la géopolitique sanglante devient un jeu d’argent, deux mois après une polémique analogue sur le Venezuela.

Des profits sur le dos de la souffrance

La société d’analyse on-chain Bubblemaps a identifié six comptes suspects sur Polymarket, ayant réalisé un bénéfice net de 1,2 million de dollars en pariant sur une frappe américaine avant le 28 février 2026. Ces portefeuilles, fraîchement créés et financés dans les 24 heures précédant l’attaque, ont misé massivement sur l’option « oui » quelques heures avant les raids israélo-américains.

Un utilisateur, sous le pseudonyme « Magamyman », a transformé environ 87 000 dollars en plus de 515 000 dollars en une seule journée, sa première transaction intervenant 71 minutes avant l’annonce publique.

Cette synchronisation chirurgicale alimente les accusations d’« insider trading », où des initiés, potentiellement liés à des cercles informés du pouvoir américain, monétisent des informations classifiées sur des opérations militaires qui sèment la mort et la destruction en Iran.

C’est presque unanimement que le phénomène est condamné sur les réseaux sociaux, de nombreux comptes dénonçant « la guerre [qui] devient un pari », soulignant par ailleurs le risque de délit d’initié.

En effet, des voix soulignent que Donald Trump Jr. est au conseil consultatif de Polymarket, favorisant potentiellement une élite qui tire profit de conflits qu’elle pourrait elle-même alimenter.

Au-delà des frappes, des paris sur l’éviction, ou la mort, du Guide suprême ont embarrassé les opérateurs. Kalshi a remboursé les mises pour éviter de récompenser les spéculations sur des assassinats, tandis que Polymarket débat encore de la résolution.

Des élus démocrates américains, comme le sénateur Chris Murphy, ont appelé à interdire ces « marchés prédictifs corrompus et déstabilisateurs », arguant qu’ils encouragent la destruction et la mort pour des enjeux financiers.

Dans ce contexte, où les tensions au Moyen-Orient font grimper les prix du pétrole et menacent la stabilité mondiale, ces pratiques révèlent une face sombre de la finance décentralisée : transformer l’agression impérialiste en spectacle rentable, au détriment des peuples opprimés.

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