Economie mondiale : l'OCDE revoit à la baisse ses prévisions de croissance pour 2020

- Avec AFP

Economie mondiale : l'OCDE revoit à la baisse ses prévisions de croissance pour 2020© Eric Piermont Source: AFP
Angel Gurria, secrétaire général de l'OCDE, présente les perspectives économiques de l'OCDE au siège de l'OCDE à Paris, le 21 mai 2019.

L'économie mondiale ne devrait pas se ressaisir l'an prochain en raison, selon l'OCDE, des tensions commerciales, du ralentissement chinois, mais aussi du Brexit. L'organisation appelle les Etats à réagir rapidement.

L'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) a légèrement abaissé ce 21 octobre sa prévision de croissance de l'économie mondiale pour 2020 et ne prévoit pas de franche reprise en 2021, en raison de la menace persistante liée aux tensions commerciales, qui pénalisent les échanges et l'investissement. Outre les tensions commerciales, l'OCDE place le ralentissement chinois mais aussi le Brexit au rang des responsables, et appelle en conséquence les Etats à l'action.

Comme cette année, la croissance mondiale devrait ainsi rester sous la barre des 3% en 2020, à 2,9%, soit 0,1 point de moins que lors des dernières prévisions de septembre, avant de remonter légèrement à 3% en 2021, estime ainsi l'institution dans ses prévisions de perspectives économiques.

«Ces taux de croissance sont les plus bas depuis la crise financière», note l'OCDE, qui explique que l'économie mondiale restera pénalisée par «une forte incertitude politique, ainsi que [des] investissements et [des] échanges faibles». 

Si l'institution salue l'action des banques centrales pour soutenir l'économie, elle met en garde contre un «déséquilibre» entre les politiques monétaires et budgétaires, et appelle plus de pays à mener des politiques fiscales «incitatives» pour stimuler l'investissement de long terme. A noter que la banque centrale européenne s'est elle-même montrée critique envers ses propres actions, mettant en garde contre les effets secondaires potentiels de l'assouplissement de sa politique monétaire, qui pourrait in fine contribuer à une érosion de la stabilité financière du bloc.

Nouvel ordre géopolitique et commercial mondial

Toutefois, l'OCDE exprime sa «plus grande préoccupation» sur le fait que la poursuite de la «détérioration des perspectives» reflète «des changements structurels non pris en compte [par les Etats] plus qu'un éventuel choc cyclique», citant la numérisation, le changement climatique, et l'émergence d'un nouvel ordre géopolitique et du commerce mondial depuis la fin des années 1990. «Ce serait une erreur politique de considérer ces changements comme des facteurs temporaires qui pourraient être traités par la politique monétaire ou fiscale : ils sont structurels», insiste l'institution.

Dans le détail, le ralentissement s'accentue aux Etats-Unis, avec une croissance attendue finalement à 2,3% cette année (-0,1 point par rapport aux prévisions de septembre), puis à 2% en 2020 et 2021. La Chine devrait finalement faire un tout petit peu mieux que prévu cette année à 6,2% (+0,1 point), avant de passer sous la barre des 6% l'an prochain (5,7%) et en 2021 (5,5%). L'autre géant asiatique, l'Inde, devrait voir son économie accélérer l'an prochain à 6,2% (-0,1 point), puis encore en 2021 à 6,4%.

En Europe, la croissance attendue de la France est de 1,2% en 2020 (sans changement) et 2021 après 1,3% cette année. L'Allemagne, première économie européenne, fera légèrement mieux que précédemment anticipé cette année à 0,6% (+0,1 point par rapport aux prévisions de septembre), avant de ralentir en 2020 à 0,4%, soit 0,2 point de moins que lors des dernières prévisions. L'OCDE prédit que l'économie allemande repartira en 2021 avec une croissance de 0,9%.

Parmi les pays émergents, la situation devrait être encore plus critique en Argentine, avec une récession de 3% cette année (-0,3 point par rapport aux dernières prévisions), avant de s'améliorer quelque peu en 2020, avec un recul du PIB de 1,7% (+0,1 point) selon l'OCDE. Le pays, qui vient d'élire le péroniste Alberto Fernandez, devrait renouer avec la croissance en 2021, avec un taux positif de 0,7%.

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