Face au «Flygskam», 93 parlementaires volent au secours de l’avion avec un texte imprécis

Face au «Flygskam», 93 parlementaires volent au secours de l’avion avec un texte imprécis Source: AFP
Empennages d’avions de la compagnie Air France stationnés sur le tarmac de l’aéroport Roissy-Charles De Gaulle, près de Paris (photo d’illustration prise en avril 2018)
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Dans une tribune, des parlementaires de tous bords réagissent à plusieurs menaces législatives contre le transport aérien et les liaisons domestiques. Mais leurs arguments laissent perplexe.

«Honte de prendre l'avion («flygskam»), amendement à la loi d'orientation des mobilités prévoyant d'augmenter la taxe sur le kérosène et le taux de TVA sur les billets d'avion, proposition de loi visant à interdire les vols domestiques lorsqu'il est possible de prendre le train avec un temps supplémentaire de deux heures et demie ou moins… Ces dernières semaines, nous assistons, interloqués, à une multiplication des attaques contre l'avion», écrivent 93 parlementaires dans une tribune publiée sur le site internet du Journal du dimanche

Les signataires, dans une allusion à la proposition de loi présentée début juin par François Ruffin de la France insoumise et à certains amendements de la Loi d'orientation des mobilités, dénoncent des «solutions démagogiques et caricaturales qui sacrifieraient, encore une fois, les territoires les plus éloignés des métropoles et leurs habitants». La crainte d’un «enclavement» qui handicaperait certains territoires est l’argument principal des sénateurs et députés signataires de ce texte, qui affirment n’être les représentants «d’aucun lobby» et disent vouloir privilégier «l'écologie incitative plutôt que punitive».

Pourtant, les arguments des signataires surprennent et semblent dénoncer une menace qui n’existe pas toujours. Ainsi, ils expliquent que «pour rejoindre Aurillac au départ de Paris, par exemple, il faut compter sept heures de train et deux changements».

Or, le projet de loi déposé le 2 juin dernier proposait d’interdire ou limiter les dessertes aériennes «entre des arrêts dont la liaison est assurée sans correspondance [et] dans la mesure où ce service garantit un déplacement d’une durée au maximum supplémentaire de 2 heures 30 minutes». La ligne Paris-Aurillac ne serait donc pas concernée par ce projet de loi, pas plus que plusieurs lignes desservant depuis Paris des villes citées dans la tribune, comme Toulouse ou Brive-la-Gaillarde. En revanche, cette proposition de loi mettrait un terme à la desserte par avion des principales villes de Bretagne depuis Paris. 

10% de la représentation parlementaire

En outre, les parlementaires disent aussi redouter une augmentation de la taxe sur le kérosène qu’introduirait un amendement récent à la loi d’orientations mobilités actuellement en débat. Sauf qu’il ne s’agirait pas d’augmenter la taxe, mais de la créer, car le kérosène n’est pas taxé quand il est utilisé par le transport aérien.

Les 93 signataires, qui représentent donc environ 10% du collège parlementaire français, se recrutent principalement au Sénat parmi la nébuleuse du Rassemblement démocratique social européen, mais on trouve aussi plusieurs sénateurs Les Républicains, issus du Parti socialiste ou encore de l’Union du centre. A la chambre basse, 14 des 16 signatures sont celles de députés de La République en marche.  

Lire aussi : Le «Flygskam» et le spectre d’une taxe sur le kérosène angoissent le secteur du transport aérien  

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