Le Hirak : un processus révolutionnaire algérien

Le Hirak : un processus révolutionnaire algérien© Ramzi Boudina Source: Reuters
Une manifestante lors du premier anniversaire du Hirak, le 22 février à Alger (image d'illustration).

Hicham Rouibah, chercheur en socio-économie à l'université d'Oran et militant engagé dans le mouvement algérien populaire depuis son commencement, revient sur le Hirak à l'occasion de son premier anniversaire, ce 22 février.

Etant engagé dans la mobilisation populaire et historique débutée en février 2019 et nommée communément Hirak, il m’est très difficile de m’exprimer sur ce sujet de façon objective ; c’est pourquoi il est important de préciser d’emblée que ce texte est une lecture subjective et sans doute partielle.

Ceci dit, cette contribution écarte toute prétention d’analyse scientifique bien que des outils ethnographiques (immersion, observation directe, entretiens semi-directifs, etc.) m’ont permis de recueillir des matériaux factuels que je croise avec d’autres constats multi-médiatiques (TV, radios, presse écrite et réseaux sociaux) synthétisés, ci-dessous, en 22 points.

Une mobilisation qui cristallise un historique de contestations 

Nous étions nombreux à dire que les manifestations du 22 février étaient très spontanées. Cette observation est une lecture très hâtive de la condition sociale en Algérie. En effet, rien que sur les deux derniers mandats de Bouteflika, il y a eu des milliers de contestations sociopolitiques à travers le pays, toutes réprimées et étouffées par les forces de l’ordre. Entre 2011 et 2014, on peut retenir : la marche des étudiants vers Alger, la mobilisation des médecins, la marche des invalides de l’armée, celle des enseignants du secondaire, la marche des chômeurs au Sud, les oppositions au 4e mandat, etc.

Pour éviter d’entrer dans le débat stérile, et hérité du FLN, sur la «légitimité historique» de la région initiatrice du Hirak, il serait plus constructif de rappeler que la société algérienne était majoritairement en ébullition. La campagne du 5e mandat de Bouteflika a été particulièrement caractérisée par des postures tant humiliantes qu’intimidantes : le portait du candidat (extrêmement malade voire mourant) se substituant à sa présence physique en est la meilleure illustration. Ceci n’a été que l’élément déclencheur de la révolte populaire dont le potentiel a été sous-estimé par le pouvoir. Celui-ci avait joué sa dernière carte pour contenir le Hirak en misant sur l’instrumentalisation religieuse. «Sortir contre ses dirigeants politiques est interdit en islam», voilà ce qu’on pouvait entendre dans les prêches de la plupart des imams pendant la grande prière du vendredi du 22 février 2019, jour du début de la mobilisation nationale. Mais dans plusieurs mosquées, la réaction des fidèles a été inédite et surprenante ; ils ont «franchi» les règles habituelles de la prière en s’élevant contre le prêche des imams.

Mais le refus du 5e mandat de Bouteflika n’a été que le début de l’histoire du Hirak, puisque les Algériens participant à ce mouvement réclament désormais une rupture totale avec le système, le départ des confiscateurs du pouvoir, l’indépendance de la justice, la liberté de la presse, des médias et la liberté d’expression, la refondation des institutions publiques, la non-ingérence de l’armée dans l’exercice politique et un Etat civil.

Quelle est la force motrice du Hirak ?

1. Abstraction des idéologies et des appartenances politiques 

Conservateurs, croyants, laïques ou athées ; souverainistes, progressistes ou modernistes… Ces positionnements généralement antagonistes et très souvent centraux dans les débats sociaux algérien ont été dépassées par la «grandiosité» du Hirak. En effet, ce mouvement est très grand. Il est plus grand que nos convictions personnelles, privées et intimes. Voir un barbu en djellaba à côté d’une femme non voilée manifester côte à côte est une image inédite témoignant d’un surpassement de nos idéologies religieuses.

Le Hirak a recrée des liens sociaux entre plusieurs strates sociales et culturelles algériennes

Aujourd’hui encore, le mouvement demeure principalement apartisan, et ce refus des partis politiques maintient une sorte d’objectif commun autour du caractère populaire du Hirak,sans leaders affiliés aux partis.

Avec le temps, certaines mouvances idéologiques ont tenté de s’imposer, tout comme quelques chefs de partis politiques mais le Hirak a su les contrer car la méfiance de la récupération politique est bel et bien inscrite dans la conscience collective des manifestants.

2. Les supporters de football sont les animateurs des marches  

Dans plusieurs villes, le début de la marche du 22 février 2019 était caractérisé par des silences dans les cortèges exprimant une certaine crainte chez les manifestants. Une atmosphère brisée par l’arrivée des carrés de supporters des clubs de foot, habitués et déjà organisés pour gérer les foules. Leurs chants politiques très souvent scandés dans les stades de foot ont servi d’initiation aux chants collectifs de la plupart des manifestants.

Le rôle de ces supporters va au-delà de la fabrication de l’ambition qu’ils régénèrent en permanence grâce à leur créativité dans l’écriture des chants et des slogans. Ces jeunes constituent une bonne partie de la masse des manifestants et apportent une force populaire indispensable au maintien du Hirak

3. Le rôle des femmes dans le mouvement 

La participation des femmes a contribué de façon remarquée et fondamentale sur un double front : social et symbolique. Social d’abord car elles jouent le rôle de «régulateur de tensions» dans les manifestations. On observe ainsi beaucoup de retenue et de self-control dans les actes et les paroles des jeunes Hirakistes par égard pour les femmes manifestantes. Sans elles ainsi qu’évidemment les personnes âgées et les enfants, les jeunes seraient sans doute entrer plus facilement dans le jeu de la violence voulu par le pouvoir. Sur le plan symbolique, la présence continue des femmes lors des manifestations montre que, contrairement aux idées reçues, les femmes ont leur place et peuvent exister dans l’espace public et politique algériens.

4. Une spatialité déstabilisante

Le Hirak a surgi simultanément un peu partout en Algérie. Ceci désoriente profondément la répartition des forces de l’ordre. Habituellement, les manifestations en Algérie se faisaient étouffer à toute vitesse car la stratégie du pouvoir était de rassembler les policiers et les gendarmes des villes «calmes» pour les concentrer sur les régions contestataires. Une stratégie jadis efficace qui ne pourrait plus s’appliquer désormais puisque c’est une bonne partie de l’Algérie qui se mobilise de façon synchrone.

Dans ce registre, il est important de rendre hommage aux manifestants des régions reculées du pays ou ce qu’on nomme l’«Algérie profonde», où des marches s’organisent parfois autour de quelques dizaines de personnes. Leur courage est remarquable puisqu’ils peuvent se faire arrêter ou emprisonner facilement contrairement aux villes où les marches comptent des centaines de milliers de citoyens. 

5. Les pièges du pouvoir ont généré une maturité politique 

Au-début du Hirak, le pouvoir avait tenté de piéger les manifestants à maintes reprises par des techniques connues : mettre à disposition des projectiles pour stimuler les affrontements entre manifestants et forces de l’ordre, et justifier ainsi la «violence légitime» des autorités ; recourir aux intimidations policières ; user des arrestations arbitraires et parfois même de la violence gratuite envers les manifestants. Ce contexte de provocation permanente a créé un «effet pervers» au sens sociologique ; celui de l’éveil de la conscience, de la méfiance de la population et de la solidarité. Les manifestants ont donc pris l’habitude de dénoncer les pièges, ils les filment et s’avertissent les uns et les autres, et surtout découvrent jusqu’où peut aller le pouvoir dans son obstination à vouloir casser le Hirak.

6. Les étudiants du Hirak, les militants de la «nouvelle Algérie» 

Les marches du mardi initiées par les étudiants ont été un coup très dur pour le pouvoir en place. Elles s’ajoutent aux marches du vendredi et interviennent surtout un jour de semaine. Cette mobilisation a invité d’autres catégories socio-professionnelles à marcher avec les étudiants. Ce point est crucial car il consolide la force de la lutte en établissant à la fois une solidarité mécanique et organique dans la mobilisation.

7. La reconnexion des liens sociaux est notre butin de lutte 

La praxis du Hirak est spectaculaire et sa cohésion sociale est remarquable : des slogans individuels collectivisés pendant la marche, des chants improvisés, des manifestants convertis honorablement en agents d’entretien ou en protecteurs des policiers, des sourires réciproques en pleine marche... Les Algériens se sont redécouverts, ils refont société, s’accordent à nouveau une confiance perdue et donnent une leçon de civisme et de pacifisme au monde entier. De nombreux militants de différentes villes ont fait connaissance durant le Hirak alors qu’ils luttaient de façon isolée avant ce mouvement. Le Hirak a recrée des liens sociaux entre plusieurs strates sociales et culturelles algériennes. Ceci est l’une des pires craintes du pouvoir algérien qui a toujours concouru à la division et au régionalisme.

8. La force est populaire déconstruit le culte de la personnalité 

Le peuple est un mot vague et valise. Vague car difficile à définir philosophiquement, valise car tout le monde peut s’y identifier de façon subjective et donc s’autoproclamer du peuple. C’est justement le principal moteur du mouvement. C’est pourquoi la «starification» ou la «sacralisation» des participants (re)connus et médiatisés n’est plus de mise : tel ou tel écrivain, tel ou tel journaliste, tel ou tel acteur, tel ou tel artiste a manifesté... ce sont des citoyens, responsables et concernés. Chaque voix compte de façon analogue. Les Algériens commencent à comprendre que l’idolâtrie des classes est contre-productive et que tous les statuts se valent.

9. Le refus de la représentativité du Hirak

De la même façon, les manifestants rejettent majoritairement l’idée de la représentation du mouvement par crainte de la récupération politique par des personnalités, des partis ou des gens proches du pouvoir. Cette vigilance et méfiance politiques ne sont rien d’autre que le refus de la démocratie représentative qui touche à ses limites un peu partout dans le monde.

On entend souvent des chants explicites contre la représentativité du Hirak : «On sait conduire, pas besoin de le faire à notre place.» Les hirakistes ont compris le piège de la représentativité classique, et réclament la vraie démocratie ; c’est-à-dire la participative et la directe où le citoyen peut avoir un droit de participation, de parole et de contrôle. En effet, grâce à la technologie, en l’occurrence internet et les smartphones, qui demeure le seul «pouvoir» partagé entre le peuple et les autorités, les citoyens comprennent qu’il existe désormais des moyens de consulter le peuple, de le faire participer ou intervenir dans l’exercice politique.  

10. Les Algériens réclament la vraie démocratie

A travers les slogans et les chants scandés pendant les marches du Hirak, les manifestants réclament trois piliers fondamentaux de la vraie démocratie : l’égalité devant la loi (isonomia) entre tous les citoyens avec une justice indépendante, l'égalité des pouvoirs (isokrateïa) avec un Etat civil écartant l’intervention de la caste militaire, et l'égalité de la parole (isègoria) avec une presse indépendante, sous contrôle de l’éthique imposée par le peuple, qui servira les intérêts généraux des citoyens.

Qu'est-ce qui a entravé le Hirak ?

1. Le rôle des médias : manipulation nationale et «silence» international

Les médias audiovisuels algériens (publics ou privés alliés du pouvoir) ont mené des campagnes de désinformation contre le Hirak, en lui attribuant tous les qualificatifs hostiles pour dissuader les manifestants, tout en jouant la carte des fondamentaux de la «nation» : manipulation étrangère, insécurité, instabilité et division du pays, régionalisme, athéisme et anti-islam, crise économique, etc. Ce pouvoir médiatique a réussi à influencer certaines catégories sociales du pays dont la naïveté dépasse la conscience politique.

Cette stratégie de la guerre médiatique qui révèle la crainte du pouvoir devant l’ampleur de la mobilisation est toutefois révolue et inefficace. En 2020, en Algérie comme ailleurs, le moyen principal d’information demeure les réseaux sociaux, donc internet et non pas les radios ou les télévisions : la majorité des citoyens s’auto-informe continuellement et mutuellement, créant ainsi une indépendance médiatique et communicationnelle. 

Par ailleurs, le fait que la majorité écrasante des médias étrangers trouvaient des prétextes pour ne pas couvrir le mouvement du Hirak, notamment à cause du refus de l’octroi des visas aux journalistes étrangers, ont indirectement participé à l’hégémonie du pouvoir algérien. Ces médias ont pourtant d’autres alternatives pour rendre compte de ce mouvement en exploitant les réseaux sociaux ou en correspondant avec les journalistes ou/et activistes locaux. De ce fait, le processus révolutionnaire algérien s’est retrouvé privé de médiatisation sur les deux plans, national et international.

2. Les manigances médiatiques se poursuivent jusqu’aux réseaux sociaux

Outre les coupures d’internet et un débit très fluctuant pour perturber la communication autour du Hirak qui se déroule principalement sur Facebook, le pouvoir s’est lancé dans la constitution d’un arsenal de faux comptes ; ce que les Hirakistes nomment communément les «mouches électroniques». Leur rôle est d’étendre celui des médias du pouvoir sur les réseaux sociaux en agissant de façon plus agressive contre le Hirak et ses activistes. Ils signalent les comptes des influenceurs, ils repèrent les appels à la faveur du Hirak sur les pages suivies, et mènent une campagne de contre information avec des fake news qui vise à défendre le pouvoir en place et les responsables militaires.  

En 2020, en Algérie comme ailleurs, le moyen principal d’information demeure les réseaux sociaux, donc internet et non pas les radios ou les télévisions : la majorité des citoyens s’auto-informe continuellement et mutuellement, créant ainsi une indépendance médiatique et communicationnelle.    

3. La dépendance de la justice 

L’un des obstacles majeurs dans ce processus algérien est l’appareil judiciaire qui est entre les mains du pouvoir. En réalité, cette information n’est pas nouvelle puisqu’elle est inscrite clairement dans la Constitution algérienne. En effet, en Algérie, le président de la République nomme les magistrats (art.91, 92), il préside le Conseil supérieur de la magistrature (art.174) qui s’occupe des mutations des juges et de leur sanction, et il est le garant de l’indépendance de la justice. Le Hirak a démontré, s’il le fallait encore, l’instrumentalisation de la justice par la présidence. Les arrestations aléatoires des Hirakistes, et l’emprisonnement des figures soutenant le mouvement étaient et sont des moyens de pression exercés par le pouvoir pour dissuader les manifestants.

4. Les forces de l’ordre : la protection du pouvoir

Le monopole de la «violence légitime» pour reprendre Max Weber est utilisé par le pouvoir algérien pour défendre son maintien et contenir le Hirak tant bien que mal. Les violences à l’égard des manifestants, les embarquements aux commissariats et les barrages routiers sont fréquemment opérés par les policiers et les gendarmes qui refusent de prendre position au côté du peuple.  

5. La sous-exploitation du potentiel intellectuel

Les intellectuels algériens n’ont pas joué totalement leur rôle dans ce processus révolutionnaire. Leurs contributions sont faibles comparativement à l’envergure du Hirak et de sa population. Les Algériens sont demandeurs d’informations, de vulgarisation et de déconstruction des clichés et des stéréotypes véhiculés par le pouvoir. Quelques intellectuels le font très bien mais n’arrivent pas à atteindre toutes les franges du Hirak. Le manque de contact avec le terrain est remarqué et les interfaces sur les réseaux sociaux ne suffisent pas à booster la conscience politique. 

Il est surprenant que dans ce contexte, certains intellectuels trouvent le moyen d’accuser le Hirak de ne pas avoir pu s’organiser contre le pouvoir, inversant ainsi les logiques politiques. Le peuple a fait son devoir en sortant par million dans les rues pour réclamer la rupture avec le système en place.

6. La fréquence des marches est contestée … l’accusation inversée

«La marche uniquement le vendredi n’apporte rien !». On entend souvent cette phrase se répéter y compris entre les Hirakistes les plus actifs et les plus assidus. Il est vrai que le peuple n’a pas pu récupérer les institutions ou opérer un changement radical dans le système politique algérien, mais si nous revenons à la logique politique, c’est au pouvoir en place de céder les clefs et de créer les conditions nécessaires pour une transition démocratique.

En effet, sortir quotidiennement peut être un moyen de pression qui apportera un déblocage mais le plus grand problème, c’est que le Hirak n’a pas encore de projet politique consensuel pour pouvoir forcer un blocus ou une négociation. Il serait plus lucide de commencer par le ralliement des forces du Hirak autour d’une seule feuille de route mettant en phase les priorités revendiquées par le peuple. En attendant, le maintien des marches le vendredi et le mardi sont l’espoir de la survie du Hirak ; le peuple doit continuer à marcher jusqu’à ce qu’il trouve une solution. 

7. Le pouvoir inverse les rôles et les valeurs pour créer la diversion

Le Hirak a dû faire face à plusieurs événements marquants qui tendent à perturber l’opinion publique : le fait que le chef d’état-major, le défunt Gaid Salah, n’a pas tiré sur le peuple pendant ce mouvement, est présenté comme une raison de lui rendre hommage. Tels étaient les propos de plusieurs personnes soutenant le pouvoir. Une logique qui a même influencé plusieurs personnes sympathisantes du Hirak. Comme si tirer sur son peuple était l’une des options du ministre de la Défense.

La même logique a été défendue lors de l’emprisonnement de certaines personnalités du régime de Bouteflika, alors que leurs arrestations prenaient la forme de règlements de comptes entre clans déguisée en purge du système. Toutefois, ces opérations politiques ont créé quelques scissions entre les membres du Hirak mais sans le diviser totalement.  

8. La contre-révolution est une arme du pouvoir

Hormis les batailles médiatiques citées plus haut, le pouvoir a su user de ces dispositifs pour ralentir le Hirak. Les pseudos-appels au dialogue avec des sessions organisées par leurs services et une désignation de participants par leurs pairs, les appels régionalisés à la grève générale pour semer les divisions entre les villes, l’organisation de fêtes la veille des manifestations, autant d’actions orchestrées qui ne sont rien d’autre qu’une contre-révolution.

9. Crise de confiance et sabotage des initiatives 

La méfiance en politique est légitime voire nécessaire, mais la crise de confiance et les accusations infondées ont empêché la réussite des initiatives citoyennes à la faveur du Hirak.

Par ailleurs, les actions citoyennes sur le terrain sont à ce jour quasi systématiquement sabotées soit par les opportunistes, soit par les petits héritiers du «zaïmisme» [autoritarisme] politique, soit par des esprits partisans qui attendent leur tour depuis 58 ans. Ceci peut expliquer entre autres l’incapacité actuelle de rallier les initiatives du Hirak et de travailler collectivement sur des objectifs en commun.

10. Désistement et manque de perspective

Il est vrai que le nombre de manifestants a graduellement baissé comparativement à la manifestation du 22 février 2019 qui demeure un repère à ce sujet. De nombreuses personnes ayant participé au Hirak pendant les premières marches se sont retirées estimant que le mouvement perdait de son «sérieux» ou ne débouchait pas sur un projet solide faute de feuille de route commune.

En espérant que cette deuxième année du Hirak permettra la naissance d’un projet politique portant les doléances du peuple, sans passer par les partis politiques, et ayant une plateforme unique, transparente, participative et sécurisée. Il est impératif d’agir vite car la résistance en politique est une lutte de classes et d’établissement de justice sociale. Il faut se battre tant qu’on a de quoi manger, une fois qu’on est affamé, on ne pourra plus se battre, on risque de s’entretuer pour survivre. La crise économique qui plane sur l’Algérie risque d’être très difficile à gérer par le pouvoir, par le peuple algérien, et par le Hirak, par voie de conséquence.  

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