Daesh «complètement décimé» : un objectif «du monde libre tout entier»

Daesh «complètement décimé» : un objectif «du monde libre tout entier»© Ministère de la Défence de la Fédération russe Source: Reuters
Des avions militaires russes Tu-22M dans le ciel syrien près de la ville de Deir ez-Zor.

La lutte contre Daesh est un point commun sur lequel la Russie et les Etats-Unis peuvent s'entendre, car tout le monde, y compris le monde musulman, est intéressé à la destruction de l'Etat islamique, considère l'activiste John Hajjar.

RT : Nous savons que Donald Trump voulait un plan conjoint de travail avec la Russie en vue de combattre Daesh. Vous attendez-vous à ce que Donald Trump et Vladimir Poutine s'entendent pour s'engager à lutter ensemble contre le terrorisme ?

John Hajjar (J. H.) : C'est dans les intérêts de la Russie tout comme des Etats-Unis et du monde libre entier et, aussi du monde musulman que Daesh soit minutieusement et complètement détruit. Depuis les derniers jours, le président Trump a fait sa priorité de discuter la menace de l’Islam radical et de la terreur. Nous avons interdit l'entrée des immigrants ou des visiteurs venant de certains pays dans lesquels le terrorisme est prédominant. Je pense que ce sera bien pour les Russes et pour les Américains si Daesh est complètement décimé. C'est un point commun sur lequel ils peuvent s'entendre, j'en suis sûr. 

RT : Selon des sources, Donald Trump aurait donné à ses chefs d'état-major 30 jours pour élaborer un plan visant à battre Daesh. Quel genre de plan cela devrait être ? Lors de sa campagne, il a mentionné les «bombardement de Daesh».

La Russie a attiré beaucoup l'attention sur la situation des chrétiens au Moyen-Orient, des Yézidis et autres. Notre obligation est de les défendre

J. H. : Il l'a bien dit. Mais il a également dit une chose très forte : qu'il ne dévoilerait pas aux ennemis, les informant sur la façpn dont nous allons leur porter un coup très rude. Nous savons que beaucoup de membres de Daesh ont été tués en Syrie lors des derniers jours de l’administration de Barack Obama. Je suis sûr que la campagne aérienne va se poursuivre et que les forces américaines vont probablement engager plus de moyens sur le terrain, même si ce n'est pas encore certain. C'est exactement ce que le président Trump veut : garder le secret pour nos ennemis. Il en a fait un point important, et si vous le jugez pour ses autres promesses électorales, on peut voir qu'après seulement huit jours en fonction, il entend vraiment tenir ses promesses et faire introduire toutes sortes de décrets présidentiels. Je pense que vous allez voir plus d'actions à ce sujet très bientôt.

RT : Donald Trump est critiqué pour avoir interdit l'entrée des réfugiés et d'autres aux Etats-Unis. Il a dit aussi dit précédemment qu'il ordonnerait la création de «zones de sécurité» en Syrie. Mais comment ces zones seront-elles sécurisée ? Faudra-t-il pour cela du personnel militaire américain que la Syrie le veuille ou pas ?

J. H. : Je pense que beaucoup de cela pourrait être renforcé avec une «zone d'exclusion aérienne», comme nous l'avons bien fait en Irak dans les années 1990. Je pense que le président Trump sait qu'il y a des minorités en danger au Moyen-Orient, des anciennes communautés chrétiennes, tout comme le président Poutine. Je sais que la Russie a attiré beaucoup l'attention sur la situation des chrétiens au Moyen-Orient, des Yézidis et d'autres. Notre obligation est de les défendre.

RT : Il y a une inquiétude par rapport aux potentielles «zones d'exclusion aérienne», ce qui interdirait à la Syrie de voler dans son propre ciel...

J. H. : Nous avons de forts partenaires sur le terrain, et les forces kurdes et d'autres forces opposées également à Daesh – tout comme nous – qui sont prêts à aller se battre, tout comme des groupes de minorités. Je sais que les communautés Assyro-Chaldéennes d'Irak et de Syrie ont des forces de protection formées. Ils sont très légèrement armés et je pense que si nous les soutenons plus fortement, ils exprimeront la volonté de se défendre. Ce sont des anciennes communautés et ils n'ont pas envie de perdre ce qu'il leur reste du petit territoire qu'ils occupent. Je pense que nous pourrions le faire. En ce qui concerne les musulmans modérés, je crois que dans certaines régions ils ont également envie d'avoir un soutien. Il s’agit d’Arabes, des Kurdes et d’autres, qui, dans certaines zones, sont prêts à lutter contre Daesh et les autres groupes terroristes, tels que Jabhat Al-Nosra et les groupes djihadistes salafistes. Et si nous leur donnons les moyens, ils sont prêts à se battre. C'est ce qui manquait vraiment à l'administration précédente.

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