Une sénatrice française : François Hollande tente de reconquérir une popularité au plus bas

Comme la sénatrice française Joëlle Garriaud-Maylam l’a expliqué dans une interview à RT France, la visite de François Hollande à Cuba survient dans le cadre du dégel des relations entre les Etats-Unis et Cuba et avec un certain opportunisme.

D’après Joëlle Garriaud-Maylam, sénatrice des Français de l’étranger et vice-présidente du groupe UMP au Sénat, le président français improvise des visites très médiatisées à l’étranger pour acquérir une dimension internationale plus favorable à son image que son bilan économique et social à l’intérieur du pays.

«Je crois que François Hollande a pris conscience du fait avec tous les problèmes à gérer sur le territoire national et avec sa popularité au plus bas, le seul moyen pour lui de reconquérir un tout petit peu de popularité était de se rendre à l’étranger, [...] et puis c’est une manière aussi […] de se donner une dimension internationale», a-t-elle expliqué.

De plus, la sénatrice a souligné qu’Hollande a voulu se dépêcher d’aller à Cuba pour être un des premiers du monde occidental depuis le dégel des relations entre Washington et Havane, qui s’est accéléré juste avant son arrivée. «Il est évident que, s’il n’y avait pas eu ce réchauffement des relations entre Cuba et les Etats-Unis, Hollande ne se serait pas rendu à Cuba», a-t-elle concédé.

En savoir plus : Hollande à Cuba : le dégel d'Obama a donné le ton

Pour Joëlle Garriaud-Maylam, le développement des relations avec Cuba est en soi une bonne chose, mais témoigne dans le contexte géopolitique actuel d’une politique étrangère incohérente de la part du gouvernement français.

«Quand je pense que la France a refusé de vendre les Mistral à la Russie et que l’on va rendre hommage à [Fidel Castro], il y a là un double langage qui m’irrite quelque peu», a-t-elle confié.

En outre, comme l’a souligné Garriaud-Maylam au même titre que plusieurs autres sénateurs, la présence du président aux Antilles le jour où il était invité à célébrer la victoire de 1945 à Moscou serait un manquement au devoir de mémoire de la France qui a une dette envers la Russie datant de cette époque.

«Je pense que son devoir était d’être à Moscou le 9 mai. Nous avons une dette considérable envers la Russie qui remonte à la Deuxième Guerre mondiale», a-t-elle dit, avant d’ajouter que la Russie doit être l’alliée de la France et que les deux puissances ont beaucoup à faire ensemble.

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