Vers un référendum sur le rattachement de l'Ossétie du Sud à la Russie ?

- Avec AFP

Anatoly Bibilov, président d'Ossétie du Sud, le 24 août 2018 (image d'illustration).© Alexander Zemlianichenko Source: AP
Anatoly Bibilov, président de la République Ossétie du Sud − non reconnue par la Géorgie − le 24 août 2018 (image d'illustration).
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Les habitants d'Ossétie du Sud s'apprêtent-il à voter par voie référendaire le rattachement de la celle-ci à la Russie ? C'est du moins ce que laisse présager une récente déclaration du dirigeant Anatoli Bibilov.

Le président de l'Ossétie du Sud, Anatoli Bibilov, a fait savoir le 30 mars qu'il envisageait l'organisation d'une consultation populaire pour rattacher à la Fédération russe sa république, dont l'indépendance vis-à-vis de la Géorgie n'est pas reconnue par cette dernière. 

«Il faut, bien sûr, que nous demandions son avis au peuple et faire en sorte que le peuple s'exprime sur la possibilité de rejoindre la Fédération de Russie [...]. Ce n'est pas très difficile à faire sans traîner. Comme on dit, c'est une question technique», a déclaré Anatoli Bibilov, ici cité par l'AFP, assurant que rejoindre la Russie était un «rêve séculaire» du peuple ossète.

«Toutes les procédures légales seront accomplies après l'élection présidentielle», prévue le 10 avril, a précisé à l'agence de presse TASS une porte-parole du chef de l'Etat.

Pour rappel, la République d'Ossétie du Sud, qui se trouve dans le Caucase, est née d'une sécession de la Géorgie en 1992 mais son indépendance n'est à ce jour reconnue ni par la Géorgie ni par l'ONU. Quelques pays reconnaissent néanmoins son indépendance, comme la Russie, qui bénéficie d'une frontière commune avec ce territoire, la Syrie et le Venezuela.

Tbilissi s'oppose à un tel référendum, Moscou privilégie la retenue

Les autorités géorgiennes ont exprimé leur opposition, ce 31 mars, à un tel projet de référendum. «Il est inacceptable de parler de référendum alors que ce territoire est occupé par la Russie», a ainsi jugé le chef de la diplomatie géorgienne, David Zalkaliani. 

Interrogé sur le sujet, le porte-parole du Kremlin Dmitri Peskov a de son côté privilégié la retenue. «Je ne peux exprimer aucune position. Nous n’avons pris aucune mesure juridique ou autre à cet égard. En même temps, dans ce cas précis, il s’agit de l’opinion du peuple d’Ossétie du Sud qu’il exprime. Nous le respectons», a-t-il notamment déclaré.

L'Ossétie du Sud et l'Abkhazie sont deux régions du Caucase ayant fait sécession de l'ex-république soviétique de Géorgie. Leur indépendance a été reconnue en août 2008 par la Russie, à l'issue d'un conflit éclair entre Tbilissi et Moscou, depuis lequel les forces russes stationnent sur place.

Le soir de ce 30 mars, le président du parlement d'Abkhazie, Valeri Kvartchia, a pour sa part affirmé que la question d'un rattachement de son territoire à la Russie ne se posait pas car la «Constitution» abkhaze le déclarait «clairement» comme un «Etat indépendant». Cité par l'agence Interfax, il a affirmé que la volonté des autorités d'Ossétie du Sud d'organiser «un référendum éventuel» était un «droit souverain», assurant qu'il s'agissait d'unir le peuple ossète, dont une partie vit dans les frontières de la Russie. 

Cette annonce du dirigeant d'Ossétie du Sud survient alors que l'armée russe mène depuis le 24 février une offensive en Ukraine, avec entre autres objectifs revendiqués, celui de venir en aide aux républiques populaires autoproclamées de Lougansk et Donetsk (dont Moscou reconnaît l'indépendance vis-à-vis de l'Ukraine). Comme le rapporte l'AFP, Anatoli Bibilov avait d'ailleurs annoncé la semaine dernière avoir envoyé en Ukraine des soldats d'Ossétie du Sud pour «aider à protéger la Russie».

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