Roscosmos met en garde contre un crash prématuré de l'ISS dû aux sanctions antirusses

Le 6 décembre 2021, la Station spatiale internationale avec le vaisseau d'équipage Soyouz MS-19 amarré (image d'illustration).© Nasa Source: AP
Le 6 décembre 2021, la Station spatiale internationale avec le vaisseau d'équipage Soyouz MS-19 amarré (image d'illustration).
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Le patron de l'agence spatiale russe Roscosmos, Dmitri Rogozine, a expliqué que certaines sanctions occidentales introduites contre la Russie pourraient provoquer la chute de la Station spatiale internationale (ISS).

Selon Dmitri Rogozine, patron de l'agence spatiale russe Roscosmos, le fonctionnement des vaisseaux russes ravitaillant l'ISS pourrait être perturbé par les sanctions occidentales, affectant ainsi le segment russe de la station, qui sert notamment à corriger l'orbite de la structure orbitale. En conséquence, cela pourrait provoquer «l'amerrissage ou l'atterrissage de l'ISS pesant 500 tonnes», a-t-il estimé, ici cité le 12 mars par l'AFP.

«Le segment russe veille à ce que l'orbite de la station soit corrigée, en moyenne 11 fois par an, y compris pour éviter les débris spatiaux [...]. Mais les populations des autres pays, notamment ceux dirigés par les chiens de guerre, devraient réfléchir au prix des sanctions contre Roscosmos», a-t-il encore écrit, qualifiant de «fous» ceux qui ont imposé ces mesures.

Publiant une carte du monde indiquant où l'ISS pourrait tomber, le patron de Roscosmos a assuré que la Russie était largement à l'abri.

Alors que l'arrivée des équipages et le ravitaillement de la station s'effectuent entre autres sur le segment russe (avec les vaisseaux Soyouz et les cargos Progress), Dmitri Rogozine a souligné que le lanceur nécessaire au départ de ces vaisseaux était «sous sanctions américaines depuis 2021 et sous sanctions de l'UE et du Canada depuis 2022».

L'agence spatiale russe demande la levée des sanctions

Roscosmos affirme avoir envoyé des appels à ses partenaires américains (NASA), canadiens (ASC), européens (ESA) «exigeant la levée des sanctions illégales à l'encontre de [ses] entreprises». 

Au mois de juin 2021 déjà, le patron de Roscosmos avait déclaré que la Russie pourrait se retirer de la station en 2025 si Washington ne levait pas rapidement les sanctions contre les entreprises russes du secteur spatial.

En tout état de cause, l'escalade des tensions russo-occidentales sur le dossier ukrainien, qui a culminé avec l'offensive de l'armée russe en Ukraine en février 2022, a participé à exacerber les hostilités entre Moscou et certains de ses partenaires dans le domaine spatial, où l'ISS figurait jusqu'à présent comme la principale vitrine d'une coopération mondiale.

Dans son dernier rapport consacré à «la transition de la station spatiale internationale», la NASA avait de son côté fait savoir qu'elle entendait poursuivre l'exploitation de l'ISS jusqu'à la fin de la décennie, après quoi l'imposant satellite devrait s'écraser, en janvier 2031, aux environs du point Nemo, une zone océanique reculée dans le Pacifique Sud qui a déjà accueilli de nombreux débris spatiaux.

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