Le Parlement espagnol adopte de justesse la réforme du marché du travail réclamée par l'UE

- Avec AFP

Le Premier ministre espagnol Pedro Sanchez© Javier Soriano Source: AFP
Le Premier ministre espagnol Pedro Sanchez, au Sénat espagnol à Madrid, le 22 décembre 2021.
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Le gouvernement espagnol a réussi de justesse à faire adopter par les députés l'une de ses réformes phares du marché du travail, réclamée avec insistance par Bruxelles comme condition au versement d'un méga-plan de relance.

Le gouvernement de gauche espagnol est parvenu à faire adopter in extremis le 3 février par les députés l'une de ses réformes phares – réclamée avec insistance par Bruxelles – visant à réduire la précarité endémique sur le marché du travail.

Lâché par certains de ses alliés, l'exécutif a reçu le soutien des libéraux de Ciudadanos et de quelques députés de centre-droit, permettant au texte d'être voté avec une majorité d'une seule voix (175 pour et 174 contre). Le Congrès des députés comprend 350 sièges. Entrée en vigueur le 1er janvier après l'accord scellé fin décembre entre le gouvernement, le patronat et les syndicats, cette réforme devait obtenir le feu vert des députés sous peine de rester lettre morte.

Minoritaire au Parlement, le gouvernement du Premier ministre socialiste Pedro Sanchez, qui conduit le pays en coalition avec le parti de gauche radicale Podemos, n'est pas parvenu à rallier certains de ses alliés traditionnels comme le Parti nationaliste basque (PNV) ou les indépendantistes catalans d'ERC, qui ont voté contre le texte. Ce refus a obligé Sanchez à obtenir l'appui de Ciudadanos (centre-droit) et de petits partis comme le PDeCAT (indépendantistes catalans), qui siègent normalement dans l'opposition.

Destinée notamment à réduire la précarité du marché de l'emploi espagnol, cette réforme était réclamée avec insistance par la Commission européenne, qui a conditionné à son adoption le versement d'une partie des fonds prévus dans le cadre du méga-plan de relance européen. Avec l'Italie, l'Espagne doit être l'un des deux principaux bénéficiaires de ce plan, à hauteur de 140 milliards d'euros.

Le texte ambitionne d'«en finir avec la culture de la précarité du marché du travail», en abandonnant le «modèle néfaste» mis en œuvre en 2012 par le gouvernement conservateur de Mariano Rajoy, a insisté le 3 février la ministre communiste du Travail Yolanda Diaz. Pedro Sanchez s'était engagé à revenir sur la réforme de 2012, qui avait été motivée par la nécessité de relancer l'économie espagnole, dévastée par la crise financière de 2008.

Selon ses défenseurs, elle avait permis une forte baisse du taux de chômage, passé de près de 27% en 2013 à 13,3% actuellement. Mais pour ses détracteurs, elle a fait grimper en flèche la précarité, dans un pays qui détient le record européen du taux de contrats temporaires.

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