A Athènes, Alexis Tsipras et François Hollande affichent leur entente cordiale

François Hollande et Alexis Tsipras© Alkis Konstantinidis Source: Reuters
François Hollande et Alexis Tsipras

Ils se sont donnés du «tu» et du «François», comme pour mieux souligner leur rapprochement. Alors que la France vient de connaître un accident de car qui a fait 42 morts, le Premier ministre grec a tenu à exprimer sa solidarité.

Depuis Athènes, François Hollande et Alexis Tsipras ont axé leurs discours sur quatre points principaux: le renforcement de la coopération entre les deux pays, la crise migratoire, la crise de la dette grecque et la Syrie.

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Sur le premier point, un accord de coopération entre les deux pays va être signé portant sur «le transfert de compétence de l'administration publique», le système de santé grec, la décentralisation. La France devrait également aider à la mise en oeuvre de réformes sur la fiscalité grecque et aider le pays «à faire revenir des capitaux».

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En ce qui concerne la crise migratoire, François Hollande a rappelé que la Grèce est «notre frontière européenne" à l'Est. 500 000 personnes sont entrées dans le pays depuis le début de l'année. Des Hotspots vont être créés pour aider le pays dans 5 îles grecques situées en première ligne de l'afflux de réfugiés. 60 fonctionnaires français seront détachés à l'agence Frontex et 18 dans ces hotspots. François Hollande a également plaidé pour la mise en place d'un corps de garde-frontières à l'échelle européenne. Mais le pays n'en fini pas d'être submergé par la crise migratoire: Athènes estime en effet à environ 480 millions d'euros la somme nécessaire pour la prise en charge par le pays des migrants l'an prochain. Or seulement 150 millions d'euros ont été prévus par l'Union européenne. C'est donc une aide d'au moins 330 millions d'euros en 2016 que Grèce attend de ses partenaires européens. 

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Alexis Tsipras a souligné, sur la question de la dette grecque, que son pays a bien respecté ses engagements et qu'il entend que l'Europe respecte les siens. Ce qu'a confirmé François Hollande: «Les engagements valent pour tous. Pour la Grèce comme pour l'Europe». Le Premier ministre grec a insisté sur le fait que la question de la sortie de la zone Euro de son pays ne devait désormais plus se poser. La veille, le président grec Prokopios Pavlopoulos avait demandé à ce que la dette publique soit allégée.

Enfin, sur la question syrienne, François Hollande s'en est tenu à sa position officielle: «Bashar el-Assad ne fait pas partie de la solution, il est le problème». Interrogé sur la réunion à Vienne entre John Kerry et Sergeï Lavrov ainsi que leurs homologues saoudien et turc pour une réunion cruciale sur la Syrie, François Hollande a estima qu'il s'agissait seulement de «préliminaires». Selon lui «les actes importants doivent inclure les Européens».

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