Lavrov : on n’a pas discuté du départ de Bachar el-Assad lors des discussions à Vienne

Sergueï Lavrov © Kirill Kalinnikov Source: RIA NOVOSTI
Sergueï Lavrov

Les ministres des affaires étrangères russe, saoudien, turc et américain qui étaient réunis à Vienne cet après-midi n’ont pas évoqué le départ du président syrien, a déclaré le ministre russe de Affaires étrangères Sergueï Lavrov.

«On murmure déjà que nous avons convenu ici qu’el-Assad partirait dans quelques temps. Ce n’est pas vrai», a souligné le ministre russe.

Le chef de la diplomatie russe a regretté que ses «partenaires sont obsédés par le président syrien. Si l’on mise sur un changement de régime et qu’on attache trop d’importance à une personnalité concrète, comme nous l’avons connu en Irak et en Libye, on sait comment cela finit, ou pour être plus précis, cela continue», a indiqué Sergueï Lavrov.

Les quatre pays qui ont participé aux négociations à Vienne, à savoir la Russie, les Etats-Unis, l’Arabie saoudite et la Turquie, ne pourront pas à eux seuls régler la crise syrienne, a souligné Sergueï Lavrov. D’après ses dires, «le quartet actuel ne s’approprie pas tous les efforts». Le ministre russe estime qu’il faut encore attirer d’autres pays dans ce processus. «Nous pensons en particulier à l’Iran et à l’Egypte qui peuvent beaucoup influencer la situation», a-t-il déclaré. Il a en outre mentionné le Qatar, la Jordanie et les Emirats arabes unis.

«La crise palestinienne permet aux terroristes de recruter de nouveaux combattants»

Sergueï Lavrov a tenu une conférence de presse après sa rencontre avec le ministre jordanien des Affaires étrangères à Vienne.

«Selon nos estimations, la non-résolution du problème palestinien depuis plusieurs décennies est l’un des facteurs les plus considérables qui permet aux terroristes de recruter des jeunes dans ses rangs», a fait remarquer le chef de la diplomatie russe.

La Russie et la Jordanie ont convenu de coordonner leurs actions militaires en Syrie à travers un organe basé à Amman, dans la capitale jordanienne, a fait savoir Sergueï Lavrov. «Selon l’accord intervenu entre sa majesté le roi Abdallah II et le président russe Vladimir Poutine, les militaires des deux pays ont convenu de coordonner leurs actions, notamment les actions des forces aériennes au-dessus du territoire syrien», a déclaré le ministre russe aux journalistes.

Sergueï Lavrov a rencontré ses homologues américain, saoudien, turc et jordanien à Vienne où ils ont abordé les questions les plus brûlantes du Moyen-Orient.

La rencontre avec John Kerry

Sergueï Lavrov et John Kerry se sont serré la main et ont salué des journalistes avant de partir négocier. Cette rencontre a lieu trois jours après la visite à Moscou du président syrien Bachar el-Assad, le 20 octobre, son premier déplacement à l’étranger depuis le début de la guerre-civile dans son pays en 2011.

Après les négociations à Vienne qui n’ont pas conduit à des résultats significatifs, John Kerry a déclaré que le 30 octobre, soit vendredi prochain, la Russie, les Etats-Unis, l’Arabie saoudite et la Turquie pourraient s’entretenir de nouveau pour discuter de la crise syrienne. Malgré des différends persistant sur ce sujet, le secrétaire d’Etat américain a qualifié cette rencontre de «constructive».

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