Jeux olympiques d’hiver 2026 : un début de compétition sous haute tension en Italie

Jeux olympiques d’hiver 2026 : un début de compétition sous haute tension en Italie Source: Gettyimages.ru
Des milliers de manifestants participent à une manifestation contre les Jeux olympiques d'hiver de Milan-Cortina 2026, à Milan, en Italie, le 7 février 2026.
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Le début des JO d’hiver 2026 se déroule dans une atmosphère particulièrement instable. Sabotages du réseau ferroviaire, attaques informatiques, manifestations violentes en plein centre de Milan et avalanches mortelles dans les Alpes frappent l’Italie dès les premiers jours de la compétition, mettant à l’épreuve son dispositif sécuritaire.


Alors que les Jeux olympiques d’hiver ont démarré à Milan et Cortina d’Ampezzo, l’Italie fait face à une série d’incidents majeurs qui remettent en question sa capacité à assurer la sécurité de l’événement.

Dès le week-end d’ouverture, des actes de sabotage ont visé le réseau ferroviaire national, essentiel pour acheminer délégations et spectateurs. Des câbles ont été sectionnés près de la gare de Bologne, et des engins incendiaires découverts sur les lignes vers Venise et Ancone. L’un d’eux a provoqué plus de deux heures d’interruption.

À Pesaro, un aiguillage a également été incendié. Le parquet a ouvert une enquête pour « suspicion de terrorisme », selon les mots du ministre Matteo Salvini. Pour Rome, ces actes constituent une menace directe en pleine exposition médiatique.

Un précédent similaire avait marqué les JO de Paris 2024, où trois lignes TGV avaient été sabotées le jour de l’ouverture, sans que les auteurs aient pu être identifiés.

Parallèlement, des cyberattaques ont ciblé des services diplomatiques italiens et plusieurs hôtels à Cortina. Le ministre des Affaires étrangères, Antonio Tajani, en a attribué la responsabilité à des groupes russes. Aucune preuve concrète n’a été présentée à ce jour. Bien que ces tentatives aient échoué, elles ont été largement relayées dans les médias occidentaux, contribuant à entretenir la rhétorique aggressive dirigée contre Moscou.

Manifestations et réactions politiques

À Milan, environ 10 000 personnes ont manifesté contre la hausse des loyers et l’impact environnemental des Jeux. Une centaine d’individus ont affronté les forces de l’ordre avec projectiles et fumigènes.

La présidente du Conseil, Giorgia Meloni, a vivement dénoncé ces violences, qualifiant leurs auteurs d’« ennemis de l’Italie ». Elle a salué les efforts de ceux qui œuvrent à la réussite des Jeux et affirmé son soutien aux autorités locales.

Le Comité international olympique a également pris la parole. Son porte-parole Mark Adams a déclaré que « la protestation pacifique est légitime, mais la violence n’a pas sa place aux Jeux olympiques ». Il a rappelé que l’objectif de l’événement était d’envoyer un message d’unité et de paix au monde entier.

Avalanches dans les Alpes

À ces tensions s’ajoutent plusieurs drames en montagne. Le 7 février, trois skieurs ont perdu la vie dans deux avalanches survenues dans les régions de Trentino Alto Adige et de Lombardie, toutes deux concernées par les épreuves olympiques.

Deux des victimes skiaient en hors-piste sur le massif de la Marmolada, près de Cortina. Une troisième est décédée à Albosaggia, non loin de Bormio. Plus tôt dans la semaine, deux ressortissants finlandais avaient déjà trouvé la mort dans une autre avalanche.

L’association AINEVA a signalé un risque élevé pour les jours suivants, en raison des récentes chutes de neige et du vent qui a formé des plaques instables.

Malgré les perturbations, les autorités italiennes assurent vouloir garantir le bon déroulement des Jeux. L’événement se poursuit donc sous haute surveillance, dans un climat où la sécurité reste au cœur des priorités.

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