Vaccination obligatoire : les employés d'un hôpital du Texas déboutés de leur action en justice

- Avec AFP

Vaccination obligatoire : les employés d'un hôpital du Texas déboutés de leur action en justice© Callaghan O'Hare Source: Reuters
Des soignants au Medical Center de Houston, Texas, aux États-Unis, le 28 décembre 2020 (image d'illustration).
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La juge Lynn Hughes a estimé qu'une vaccination obligatoire contre le Covid-19 n'était «pas un acte illégal» alors que plus de 100 employés d'un hôpital du Texas contestaient l'obligation de se faire vacciner demandée par leur employeur.

Une juge américaine a rejeté l'action en justice de plus de 100 employés de l'un des plus grands hôpitaux du Texas, qui contestaient l'obligation de se faire vacciner contre le Covid-19. «Recevoir une vaccination contre le Covid-19 n'est pas un acte illégal», a fait valoir le 12 juin la juge Lynn Hughes.

Selon les 117 employés ayant décidé de porter l'affaire en justice, l'exigence de l'hôpital méthodiste de Houston était illégale puisqu'à l'époque les injections disponibles étaient réservées aux personnes prioritaires et pas encore étendues à l'ensemble de la population.

La moitié de la population américaine vaccinée

Aux Etats-Unis, plus de 173 millions de personnes, soit plus de 50% de la population, ont reçu jusqu'à présent au moins une dose de vaccin contre le Covid-19. Une étude de décembre 2020 menée par la Kaiser Family Foundation auprès de 1 676 adultes indiquait que 29% des personnes travaillant dans le secteur médical ne souhaitaient pas ou probablement pas se faire vacciner.

Houston abrite le plus grand complexe médical au monde, le Texas Medical Center, un quartier tentaculaire qui comprend des hôpitaux et des centres de recherche. Le centre emploie au total plus de 106 000 membres du personnel soignant et reçoit quelque 10 millions de patients par an.

L'hôpital a gain de cause, les termes de la plainte discrédités

Dans cette affaire, l'hôpital avait fixé comme date limite le 7 juin pour que les travailleurs attestent de leur vaccination, avec au moins une première dose. Une note interne précisait que les récalcitrants seraient suspendus deux semaines sans solde, puis renvoyés.

La juge a également pointé du doigt l'analogie maladroite faite avec les cobayes médicaux humains dans les camps de concentration par la plaignante Jennifer Bridges, fer de lance de la procédure. La plaignante avait comparé la menace d'être licencié en cas de refus de se faire vacciner aux «expérimentations médicales forcées pendant l'Holocauste». «Assimiler l'exigence d'injection aux expérimentations médicales dans les camps de concentration est répréhensible», a insisté la juge Hughes.

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