Le président du Niger estime que l'arrêt de Barkhane ne serait pas perçu comme un «abandon»

Le président du Niger estime que l'arrêt de Barkhane ne serait pas perçu comme un «abandon»© BENOIT TESSIER Source: Reuters
Un soldat français de l'opération Barkhane posté à Gossi (Mali), en 2019 (image d'illustration).
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Elu en février dernier, le nouveau président du Niger Mohamed Bazoum a déclaré que son pays pouvait supporter un arrêt de l'opération Barkhane tout en gardant le soutien aérien de l'armée française.

Le président élu du Niger Mohamed Bazoum a donné une interview diffusée le 29 mars à RFI et France 24 dans laquelle il est revenu sur l'épineux sujet de l'opération Barkhane, sept ans après son lancement controversé par François Hollande. 

Interrogé sur un départ des militaires, le chef d'Etat a déclaré que son pays ne considèrerait pas cette option comme «un abandon de la part des Français». 

«Barkhane, c’est surtout au Mali. [...] Ensuite, évidemment, nous aurions souhaité, dans le cadre de notre coopération avec l’armée française, avoir de meilleurs résultats que nous n’en avons. Cet échec relatif, c’est notre échec à nous tous et l’échec de l’ensemble de la coalition», a-t-il déclaré.

Mais pour lui cette décision serait davantage «symbolique, politique, qu’opérationnel[e]», ses propres forces armées ne nécessitant, selon lui, que d'un soutien aérien de la part de l'armée française. «Vous savez que l’armée française n’est pas impliquée physiquement au sol contre les djihadistes», a-t-il détaillé par ailleurs. 

Barkhane, c’est surtout au Mali

Le Niger a connu au début du mois plusieurs attaques sanglantes de djihadistes qui ont coûté la vie à près de 160 personnes. Mais le président a aussi estimé au cours de l'interview que ces massacres n'étaient pas liés à sa récente élection, mais à des «dynamiques très locales» entre la population et les djihadistes. 

Avec les récents décès de soldats en opération (50 depuis 2013), les mouvements de protestation locaux contre la présence française, ou encore les suspicions de bavures sur les populations civiles, une partie de l'opinion publique française remet en question Barkhane. Malgré cela, Emmanuel Macron, qui veut «décapiter» les groupes djihadistes du Sahel, a déclaré mi-février lors d'un sommet du G5 Sahel à N'Djamena qu'il ne comptait pas réduire «dans l'immédiat» les effectifs sur place. 

Plus de cinq-mille soldats français sont impliqués dans l'opération Barkhane au Mali et chez ses voisins sahéliens, avec en plus trois drones Reaper, 7 avions de chasse et 20 hélicoptères, selon les derniers chiffres de l'état-major français retranscrits par l'AFP. 

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