L’Allemagne aurait espionné la France et les USA pour son propre compte

Obama, Merkel et Hollande côte à côte© Christian Hartmann Source: Reuters
Obama, Merkel et Hollande côte à côte

Après les révélations sur les liens des services secrets allemands avec la NSA, ceux-ci sont à nouveau mis en cause pour espionnage, mais pour leur propre compte, cette fois-ci.

L’hebdomadaire allemand Der Spiegel, qui avait déjà mis en lumière l’espionnage de la France par l’Allemagne pour le compte de la NSA, fait cette fois-ci état d’un nouveau scandale. Le BND (service de renseignement extérieur allemand) aurait mis sur écoute des «hauts fonctionnaires de pays européens et alliés». La pratique aurait notamment pris pour cible la France et les Etats-Unis, et se serait poursuivie pendant plusieurs années, jusqu’ «à l’automne 2013», selon le journal. L’organe de contrôle parlementaire, chargé de surveiller les services de renseignement, entendra la semaine prochaine des membres du BND afin de tirer l'affaire au clair.

Cette saga d’espionnage entre alliés n’en est pas à son premier tournant. En 2013, Edward Snowden, ancien agent de la NSA, avait révélé la mise sur écoute par l’agence de renseignement américaine, de personnalités politiques européennes comme Angela Merkel ou Nicolas Sarkozy. L’organisation Wikileaks avait même placé des membres du BND sur la liste des personnes espionnées.

Mais au fil du temps, il est apparu que le rôle des services de renseignements allemands ne se limitait peut-être pas à celui de simple victime. En avril de cette année, ils avaient été mis en cause pour des écoutes réalisées pour la NSA au ministère des Affaires étrangères et dans la présidence française, et au sein de la Commission européenne. Le gouvernement Merkel avait assuré ne pas avoir été au courant des agissements du BND, ce que plusieurs membres du Bundestag avaient mis en doute.

Raconter l'actualité

Les opinions, assertions et points de vue exprimés dans les commentaires sont le fait de leur auteur et ne peuvent en aucun cas être imputés à RT.

Enquêtes spéciales