Désespérée, la mère du jeune saoudien condamné à mort appelle Barack Obama à l'aide

Manifestation l'exécution de Ali Al Nimir à Paris © Twitter
Manifestation l'exécution de Ali Al Nimir à Paris

La mère du jeune saoudien chiite condamné à la décapitation et à la crucifixion pour avoir manifesté, alors âgé de 17 ans, supplie Barack Obama d'intervenir pour sauver la vie de son fils

Alors que l'Arabie Saoudite vient d'être nommée au Conseil des droits de l'Homme de l'ONU, la pression internationale s'accentue sur ce pays, qui compte décapiter puis crucifier le corps en public d'Ali Mohammed al-Nimr. Dans un entretien donné au Guardian, amère, Nusra al-Ahmed, désespérée suite au refus de l'appel de cette décision par la Cour Suprême, reste dans l'attente de la ratification de l'acte de condamnation du jeune saoudien par le roi qui devrait prochainement donner son feu vert à l'exécution, peine qu'elle décrit comme venant de «l'âge des ténèbres».

Al-Nimr a en effet reconnu, sous la torture, de lourds chefs d'accusation : attaque à l’encontre des forces de sécurité, possession d’une mitrailleuse et vol à main armée. Nusra al-Ahmed, qui l'a visité en prison, ne l'a « pas reconnu ». Son fils lui a confié qu'il avait été giflé et frappé jusqu'à perdre une dent. Durant un mois, il a même uriné du sang. Elle fait état d'une blessure sur son front et son nez, le laissant « défiguré ».

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Si le Premier Ministre David Cameron a cherché à faire pression sur le royaume pour obtenir la clémence d'un compatriote condamné à 360 coups de fouets pour avoir transporté de l'alcool ainsi que du jeune chiite, notamment en annulant un juteux contrat de formation des gardiens de prison saoudiens, Manuel Valls, lors de son voyage à Riyad, semble s'être montré moins regardant sur ces questions, y préférant les droits de l'homme... d'affaire. 10 milliards d'euros de promesses de contrats ont en effet été annoncées par le Premier Ministre français, mais pas un mot sur sa discussion au sujet de Mohammed al-Nimr, dont il avait pourtant promis qu'il demanderait la grâce.

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Alors, pour Nusra al-Ahmed, seul Barack Obama a une carrure internationale suffisante pour peser sur le destin de son fils : Il «est le chef de ce monde, et il peut intervenir et sauver mon fils. Il n'y a rien de plus grand que de sauver quelqu'un du mal. Je veux dire que mon fils et moi sommes des gens simples et n'avons aucune importance dans ce monde, mais si [Obama] agissait ainsi, l'estime que le monde lui porte grandirait. Il sauvrait mon fils d'une grande tragédie».

Mais l'Arabie Saoudite a déjà fait savoir qu'elle n'accepterait aucune ingérence dans ses affaires internes.

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