«Si vous voulez la paix, préparez la guerre» : la Russie se dit prête à une rupture avec l'UE

«Si vous voulez la paix, préparez la guerre» : la Russie se dit prête à une rupture avec l'UE© Russian Foreign Ministry Source: Sputnik
Sergueï Lavrov, chef de la diplomatie russe, le 10 février 2021 à Moscou (image d'illustration).
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Invoquant l'affaire Navalny, l'UE fait planer la menace de nouvelles sanctions contre Moscou. Dans ce contexte, la diplomatie russe se dit prête à un refroidissement des relations entre les deux blocs – un scénario qu'elle ne souhaite toutefois pas.

Alors que l'Union européenne et ses Etats membres soufflent le chaud et le froid à l'égard de la Russie, celle-ci, par la voix de son ministre des Affaires étrangères, dit envisager tous les scénarii.

Dans une interview sur la chaîne YouTube «Soloviev Live» ce 12 février, à la question de savoir si la Russie allait «vers une rupture avec l'Union européenne», Sergueï Lavrov a répondu : «Nous partons du principe que nous y sommes prêts», évoquant la menace de nouvelles sanctions économiques contre Moscou. Tout en précisant que son pays ne veut pas s'«isoler de la vie mondiale», le chef de la diplomatie russe a invoqué le fameux adage latin : «Si vous voulez la paix, préparez la guerre.» 

Au retour d'une visite à Moscou qu'il a tour à tour présentée comme un dialogue «ouvert et franc», puis comme une rencontre «très compliquée», Josep Borrell avait dénoncé le 9 février une confiance «qui ne règne plus» entre l'UE et la Russie. Le chef de la diplomatie de l'Union européenne avait notamment condamné la manière dont l’affaire Navalny était «gérée» par les autorités russes – une référence à l'opposant actuellement incarcéré pour n'avoir pas respecté les conditions d'une peine de prison avec sursis, qui accuse en outre le Kremlin de l'avoir empoisonné l'été dernier. «Il serait bon d’inclure des sanctions», avait également évoqué Josep Borrell.

Pour Sergueï Lavrov, l'affaire Navalny n'est néanmoins pas le nœud du problème entre Moscou et les Occidentaux – elle servirait plutôt de prétexte à ces derniers pour tenter de réduire la puissance russe. «Ils [l'Occident] ne nous aiment pas parce que nous avons notre propre jugement sur ce qui se passe dans le monde. A la différence d'un grand nombre de pays qui ont aussi leur propre jugement, ce point de vue, nous l’exprimons et le défendons par des actes concrets», fait valoir le ministre russe. 

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