Un journaliste russe condamné à 25 jours de prison pour incitation à des manifestations pro-Navalny

Un journaliste russe condamné à 25 jours de prison pour incitation à des manifestations pro-Navalny© Sputnik / Service de presse du tribunal de Tverskoï
Sergueï Smirnov (au centre) devant le tribunal de Tverskoï, à Moscou.

Accusé d'avoir incité à des manifestations interdites, le rédacteur en chef du site Mediazona, fondé par des membres des Pussy Riot, a été condamné à 25 jours de prison.

Sergueï Smirnov, rédacteur en chef du site d'information russe Mediazona, fondé par des membres du groupe Pussy Riot, a été condamné par un tribunal de Moscou ce 3 février, à 25 jours de prison. Il est accusé d'avoir incité à des manifestations interdites – en l'occurrence des rassemblements de soutien à l'opposant Alexeï Navalny, actuellement incarcéré.

Les manifestations sont interdites dans la capitale russe, ainsi que dans d'autres régions du pays, en raison des mesures de restriction sanitaire prises contre le Covid-19.

Mediazona rapporte que Sergueï Smirnov a été arrêté le 30 janvier, à la veille d'une manifestation nationale en soutien à Alexeï Navalny. Il est accusé d'avoir incité à la participation à ces rassemblements en en diffusant les détails sur Twitter. Selon le média, la publication incriminée était le retweet d'une «blague», sur laquelle figuraient la date et l'heure de la manifestation.

Le Comité pour la protection des journalistes (CPJ) a appelé à la «libération immédiate» du rédacteur en chef, alors que Reporters sans frontières (RSF) a dénoncé des «accusations montées de toutes pièces». De son côté, le journal russe Novaïa gazeta, proche de l'opposition, a annoncé son intention de publier pendant les 25 jours à venir des articles de Mediazona en solidarité avec Sergueï Smirnov.

Les autorités russes ont procédé à plusieurs arrestations, notamment de proches d'Alexeï Navalny, pour l'organisation de ces manifestations. De nombreux manifestants ont en outre été arrêtés lors des rassemblements.

La justice russe a transformé ce 2 février en peine de prison ferme les trois ans et demi de prison avec sursis prononcés en 2014 contre Alexeï Navalny dans une affaire de détournement de fonds. L'opposant comparaissait devant un tribunal de Moscou, où il était jugé pour avoir violé à de multiples reprises en 2020 les conditions du contrôle judiciaire exigé par cette peine avec sursis. 

En cause : il ne s'était pas présenté à l'enregistrement auprès de l’inspection pénitentiaire à au moins six reprises au cours de l'année 2020 – le 13 janvier, le 27 janvier, le 3 février, le 16 mars, le 6 juillet et le 17 août.

Fin août, Alexeï Navalny avait été transféré dans le coma en Allemagne après avoir été victime d'un malaise en Russie. Il accuse le Kremlin d'avoir tenté de l'empoisonner (une version également défendue par plusieurs gouvernements, dont ceux de la France, des Etats-Unis et de l'Allemagne), ce que réfute Moscou. Il était sorti de l'hôpital sans séquelles.

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