Turquie : le ministre de l'Intérieur averti par Twitter après des propos anti-LGBT

- Avec AFP

Turquie : le ministre de l'Intérieur averti par Twitter après des propos anti-LGBT© Adem Altan Source: AFP
Le ministre turc de l'Intérieur turc Süleyman Soylu.
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Après un tweet du ministre de l'Intérieur turc qualifiant de «déviants» les personnes LGBT, le réseau social a formulé un avertissement assorti à la publication pour avoir «infraction aux règles de Twitter en matière de conduite haineuse».

Jugeant qu'il relevait d'une «conduite haineuse», le réseau social Twitter a signalé le 2 février un tweet du ministre turc de l'Intérieur Süleyman Soylu qui qualifiait de «déviants» les personnes LGBT. «Devrions-nous tolérer que les déviants LGBT insultent la sainte Kaaba et tentent d'occuper le rectorat ? Bien sûr que non», a déclaré le ministre dans son tweet.

Twitter a assorti le message du ministre turc d'un avertissement indiquant que la publication avait «enfreint les règles de Twitter en matière de conduite haineuse», ajoutant toutefois «qu'il pourrait être dans l'intérêt du public que le tweet reste accessible». Un tweet ainsi signalé ne peut cependant pas être retweeté, limitant de fait sa portée.

Un second signalement formulé par Twitter

Süleyman Soylu avait tenu le 30 janvier des propos similaires sur le réseau social, ce qui lui avait valu un premier signalement du même type. Le ministre turc de l'Intérieur se référait dans son tweet aux manifestations organisées depuis plusieurs jours en Turquie par des étudiants réclamant la démission d'un recteur d'une prestigieuse université d'Istanbul nommé par le pouvoir et la libération de camarades arrêtés pour avoir accroché un tableau jugé insultant envers l'islam par les autorités. Ce tableau montrait un drapeau arc-en-ciel ornant la Kaaba, un édifice cubique datant du VIIe siècle, situé au centre de la cour de la grande mosquée de la Mecque (en Arabie saoudite), lieu le plus sacré de l'islam.

Le 1er février au soir, 159 étudiants ont été interpellés à Istanbul lors de l'une de ces manifestations, et 98 d'entre eux ont été libérés le 2 février, selon un communiqué du gouverneur d'Istanbul.

Toujours le 2 février, des dizaines de personnes rassemblées dans la capitale Ankara en soutien aux étudiants arrêtés à Istanbul ont été interpellées par les forces de l'ordre, selon un photographe de l'AFP sur place. Les manifestants, brandissant des pancartes sur lesquelles on pouvait lire «nous n'allons pas baisser les yeux» et scandant «nous ne voulons pas de recteur sous tutelle», ont été dispersés manu militari par les forces de l'ordre alors qu'ils venaient d'entamer une marche.

Le président turc Recep Tayyip Erdogan s'en était pris le 1er février au mouvement LGBT en l'accusant de «vandalisme» et en déclarant que la jeunesse de son parti n'y adhérait pas.

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