Algérie : Abdelmadjid Tebboune signe le décret promulguant la réforme constitutionnelle

Algérie : Abdelmadjid Tebboune signe le décret promulguant la réforme constitutionnelle© Ramzi Boudina Source: Reuters
Le président algérien nouvellement élu, Abdelmadjid Tebboune, lors de sa cérémonie d'investiture à Alger, en Algérie, le 19 décembre 2019. (image d'illustration)
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Le président algérien Abdelmadjid Tebboune a signé le décret promulguant la réforme constitutionnelle adoptée lors du référendum du 1er novembre dernier, marqué par une abstention record.

Le président algérien Abdelmadjid Tebboune a signé ce 1er janvier le décret promulguant la révision de la Constitution, considérée comme la «pierre angulaire de l'Algérie nouvelle», par la présidence. Après cette signature, la réforme constitutionnelle entrera en vigueur dès sa publication au Journal officiel, selon un communiqué de la présidence cité par l'agence officielle APS.

Cette réforme, projet phare du président Tebboune, a été annoncée peu après son accession au pouvoir en décembre 2019. L'amendement constitutionnel avait été soumis à un référendum national le 1er novembre. Il a eu lieu en l'absence du chef de l'Etat, hospitalisé en Allemagne après avoir contracté le coronavirus. L'amendement a été approuvé lors d'un vote marqué par une abstention record de plus de 76%.

Ce texte n'a donc pas su mobiliser les Algériens. Il était pourtant censé répondre aux aspirations du Hirak, mouvement de contestation populaire né en février 2019 et réclamant la fin d'un «système» politique jugé corrompu. Les partisans du Hirak avaient d'ailleurs, pour la plupart, appelé à boycotter le référendum du 1er novembre. Car, de leur point de vue, ce texte ne changera pas le système de gouvernance du pays. Si elle met l'accent sur une série de droits et libertés, cette nouvelle loi fondamentale maintient en effet le caractère présidentialiste de la République algérienne et élargit les prérogatives de l'armée, pilier du pouvoir. Le Hirak n'a de son côté eu de cesse de réclamer un «Etat civil et non militaire».

Agé de 75 ans, le président algérien est rentré le 29 décembre dans son pays, où il a pu reprendre ses activités après plusieurs semaines de soins en Allemagne. Il a reçu le lendemain le chef d'Etat-Major de l'armée, le général Saïd Chengriha. Le 31 décembre, il a paraphé la loi de finances pour 2021. Dans les semaines qui viennent, il doit œuvrer à l'élaboration de la nouvelle loi électorale en vue des prochains scrutins locaux et législatif, et lancer la campagne de vaccination contre le Covid-19, prévue «dès janvier» alors que le pays a commandé à la Russie un premier lot de vaccin Spoutnik V.

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