Joe Biden estime que la cyberattaque contre les Etats-Unis ne peut pas rester «sans réponse»

- Avec AFP

Joe Biden estime que la cyberattaque contre les Etats-Unis ne peut pas rester «sans réponse»© Joshua Roberts/Getty image North America Source: AFP
Le futur président américain Joe Biden.
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Joe Biden estime que la vaste cyberattaque qui a visé des agences gouvernementales aux Etats-Unis, ne peut rester «sans réponse». Il a par ailleurs accusé Donald Trump de négligence.

Le président élu Joe Biden a promis le 22 décembre de répondre à la gigantesque cyberattaque, dont la Russie a été accusée, qui a visé son pays en tout en fustigeant Donald Trump en lui reprochant son inaction.

Je vous promets qu'il y aura une réponse

«Nous ne pouvons pas laisser cela sans réponse», a déclaré le démocrate qui prendra ses fonctions le 20 janvier, en demandant que des «décisions importantes» soient prises contre les responsables afin qu'ils «rendent des comptes».

«Je vous promets qu'il y aura une réponse», a-t-il ajouté lors d'une conférence de presse à Wilmington, dans l'Etat du Delaware. 

«Quand j'aurai été informé de l'étendue des dégâts et de l'identité des responsables, ils peuvent être sûrs que nous répondrons et que nous répondrons probablement de manière équivalente», a-t-il poursuivi.

«Il existe plusieurs options dont je ne discuterai pas maintenant», a-t-il ajouté.

A contre-courant de nombreux responsables de la classe politique, y compris au sein de son gouvernement, le président Donald Trump a minimisé l'opération ainsi que le rôle supposé de la Russie qui a été accusée d'être derrière l'attaque.

Joe Biden s'est engagé à : «Faire tout le nécessaire pour un, déterminer l'étendue des dégâts, deux, la manière dont cela s'est produit, trois, ce que je devrai faire en interne au sein de mon administration pour protéger [le cyberespace américain] à l'avenir.»

Il existe plusieurs options dont je ne discuterai pas maintenant

La cyberattaque a débuté en mars, selon les informations du gouvernement américain, les pirates profitant d'une mise à jour d'un logiciel de surveillance développé par une entreprise du Texas, SolarWinds, utilisé par des dizaines de milliers d'entreprises et d'administrations dans le monde.

Parmi les ministères affectés figurent le département d'Etat, celui du Commerce, le Trésor, la Sécurité intérieure et les Instituts nationaux de la Santé, selon des responsables, qui disent toutefois redouter que beaucoup d'autres le soient également.

Ce président n'a même pas encore identifié les responsables

L'intrusion a notamment visé des systèmes informatiques utilisés par de hauts responsables du Trésor et les pirates pourraient s'être emparés de clés d'encryptage essentielles, a déclaré un sénateur le 21 décembre.

Le chef de la diplomatie Mike Pompeo et le ministre de la Justice Bill Barr, des proches de Donald Trump, ont estimé que Moscou était derrière la cyberattaque, à rebours du chef de l'Etat.

«Ce président n'a même pas encore identifié les responsables», a dénoncé Joe Biden. «Cette attaque a eu lieu sous la surveillance de Donald Trump, alors qu'il ne regardait pas», et «son échec va se retrouver devant ma porte», a-t-il lancé. Mais «soyez sûrs que même s'il ne la prend pas au sérieux, je le ferai».

«La cyberattaque continue. Je ne vois rien qui dise qu'elle soit sous contrôle. Le département d'Etat à la Défense ne veut même pas nous briefer sur plusieurs sujets», a-t-il déclaré aux journalistes.

Joe Biden, a en tant que président élu eu accès aux informations classées «secret-défense» pour être prêt le jour J. Il a indiqué que beaucoup d'inconnues entouraient encore l'événement.

Ce que l'on sait, selon lui, est qu'elle a été «soigneusement préparée et soigneusement exécutée» à l'aide «de cyber-outils sophistiqués», et qu'elle a pris «le gouvernement fédéral de court».

Une attaque «bien plus importante dans les médias "Fake Newsqu'en réalité»

Le démocrate a accusé Donald Trump de faillir à son devoir en «minimisant de manière irrationnelle la gravité de l'attaque».

Russie, Russie, Russie, c'est le slogan prioritaire 

Ce dernier avait assuré le 19 décembre que la cyberattaque était «bien plus importante dans les médias "Fake News" qu'en réalité».

«Tout est sous contrôle. Russie, Russie, Russie, c'est le slogan prioritaire quand n'importe quelle chose arrive», avait tweeté le président américain, ajoutant que «ça pourrait être la Chine (c'est possible !)».

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