Alexander Vinnik condamné à cinq ans pour blanchiment, mais relaxé pour les cyberattaques

Alexander Vinnik condamné à cinq ans pour blanchiment, mais relaxé pour les cyberattaques© REUTERS/Costas Baltas
Alexander Vinnik à Athènes en 2017.
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Relaxé pour les accusations de cyberattaques, le citoyen russe a été condamné à cinq ans de prison pour blanchiment par le tribunal correctionnel de Paris. Il avait été extradé en France après son arrestation sur demande des Etats-Unis.

Arrêté en Grèce en juillet 2017 sur demande des Etats-Unis, puis extradé en France en janvier, le citoyen russe Alexander Vinnik a été condamné à cinq ans de prison et à 100 000 euros d'amende par le tribunal correctionnel de Paris, ce 7 décembre, pour blanchiment d'argent.

Vinnik relaxé des accusations de cyberattaques

Le tribunal a en revanche relaxé le Russe des accusations d'extorsion et de cyberattaques, via la création du rançongiciel Locky qui lui était attribuée, mais pour laquelle il clamait son innocence.

Alexander Vinnik, 41 ans, a d’abord été arrêté à la demande de la justice américaine au cours de l’été 2017, alors qu’il était en vacances dans la péninsule de Chalcidique, en Grèce, avec sa femme et son fils. Aux Etats-Unis, il est accusé de blanchiment de cybercrimes pour un montant de 4 à 9 milliards et risque jusqu’à 55 ans de prison. Son extradition a depuis été demandée par la Russie, pour une affaire mineure, puis par la France vers juin 2018, soit plus d’un an après son arrestation. Alexander Vinnik a rejeté les accusations portées par Washington et Paris et a accepté l'extradition vers son pays d'origine.

En l’attente de la décision finale des autorités judiciaires grecques concernant les trois demandes d’extradition, Alexander Vinnik a été détenu près de 18 mois sans procès et sans qu’aucune charge ne pèse contre lui dans le pays où il a été arrêté.

Le 23 janvier, Alexandre Vinnik a finalement été extradé vers la France. Le 28 janvier Zoé Konstantopoulou, avocate spécialiste des droits de l’Homme enregistrée en Grèce et aux Etats-Unis, avait décrit cette affaire comme la «persécution d’une personne qui n’a absolument aucune activité criminelle, mais qui a quand même commis le crime d’avoir une connaissance […] très rare dans la technologie blockchain, qui permet la création de monnaie électronique […] qui l’a transformée en personne très, très voulue [par la Justice] aux Etats-Unis et en France».

Dénonçant «torture» et «traitement inhumain», ses avocats ont demandé fin juin sa libération pour causes médicales, Alexander Vinnik ayant été très affaibli par la grève de la faim qu’il avait commencée en Grèce pour protester contre son extradition. Mais sa demande a été refusée le 12 mai.

Selon, l’AFP, les enquêtes américaine et française auraient démontré qu’Alexandre Vinnik était «titulaire» du rançongiciel Locky, au moyen duquel aurait été perçu de façon criminelle 8 millions de dollars (6,8 millions d’euros).

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