Erdogan balaie les menaces de sanctions américaines après les essais de S-400 russes par la Turquie

Erdogan balaie les menaces de sanctions américaines après les essais de S-400 russes par la Turquie© Vitaly Nevar Source: Reuters
Des S-400 russes, le 11 mars 2019, à proximité de Kaliningrad, en Russie (image d'illustration).

Recep Tayyip Erdogan a répondu aux menaces de sanctions américaines après l'achat par la Turquie de missiles S-400 russes. Le président turc affirme que les essais de matériel russe iront jusqu'au bout.

«Vous ne savez pas à qui vous avez à faire», a clamé le président turc Recep Tayyip Erdogan lors du 7e Congrès de son parti l’AKP à Malatya le 24 octobre 2020, s’adressant aux Etats-Unis. Ces derniers menacent la Turquie de sanctions depuis l'achat en 2019 de missiles antiaériens russes S-400 pour 2,5 milliards de dollars.

«Peu importe les sanctions que vous avez, ne nous faites pas attendre, mettez-les en place. Nous avons payé pour des F-35. Vous nous avez menacé, "renvoyez les S-400 en Russie". Nous ne sommes pas un Etat tribal. Nous sommes la Turquie», a défendu le président turc.

Le 23 octobre, le Pentagone a fustigé les tests de matériel russe effectués par la Turquie. Jonathan Hoffman, porte-parole du Pentagone a déclaré : «Le département de la Défense américain condamne dans les termes les plus stricts les essais turcs du 16 octobre sur des missiles antiaériens S-400 […] Notre position est claire et ferme : le système opérationnel S-400 n’est pas cohérent avec les engagements de la Turquie en tant qu’allié des Etats-Unis et de l’OTAN».

Les Etats-Unis ont notamment adopté cette position car ils craignent que la Russie n'obtienne des informations sur les avions militaires F-35 américains via la Turquie. L’achat de S-400 est source de tensions entre les Etats-Unis et la Turquie depuis plusieurs mois. Il a conduit à l’exclusion de la Turquie du programme de fabrication des F-35 en 2019.

«L'acquisition du système S-400, son essai, ne signifient pas que la Turquie s'éloigne de l'OTAN»

Le 24 octobre, le ministre de la Défense Hulusi Akar s’est exprimé lors du congrès de la fédération régionale de l’AKP à Kayseri : «L'acquisition du système S-400, son essai, ne signifient pas que la Turquie s'éloigne de l'OTAN. De la même manière que les S-300 sont utilisés au sein de l’OTAN [par la Grèce], les S-400 le seront également». Tout en se voulant rassurant, il a réaffirmé la volonté de la Turquie d’aller au bout de sa démarche : «Nos essais et nos préparatifs relatifs au système de défense [S-400] que nous avons acquis avancent comme planifié».

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