«Symboles du racisme» : la Chambre américaine vote le retrait des statues confédérées du Capitole

- Avec AFP

«Symboles du racisme» : la Chambre américaine vote le retrait des statues confédérées du Capitole© MANDEL NGAN Source: AFP
Une statue d'Alexander Hamilton Stephens, vice-président des Etats confédérés, dans le Statuary Hall du Capitole américain à Washington D.C., Etats-Unis.

La Chambre des représentants des Etats-Unis a voté une mesure visant à retirer les statues confédérées du Capitole à Washington. Cette décision doit encore être approuvée par le Sénat et le président américain Donald Trump.

La Chambre des représentants américaine a voté le 22 juillet le retrait des statues confédérées du Capitole à Washington. Une mesure qui doit encore être approuvée par le Sénat et le président Donald Trump.

Le texte adopté par la chambre basse du Congrès (305 voix contre 113) prévoit «d'enlever toutes les statues de personnes ayant choisi de servir les Etats confédérés d'Amérique du Capitole des Etats-Unis», où siège le Congrès. Pendant la guerre de Sécession (1861-1865), le Sud confédéré avait pris son indépendance des Etats-Unis et se battait pour conserver l'esclavage, aboli dans le reste du pays.

Les drapeaux et monuments confédérés sont maintenant souvent considérés comme les symboles du racisme, même si leurs partisans expliquent y voir un simple héritage de l'histoire du pays. Depuis la mort de George Floyd fin mai, les Etats-Unis sont engagés dans une remise en question généralisée de leur passé, et la pression autour des monuments confédérés monte.

Le Congrès américain compte une douzaine de statues de responsables confédérés. «Mes ancêtres ont bâti le Capitole, mais pourtant, il existe des monuments à la gloire des personnes qui ont réduit mes ancêtres en esclavage», a déclaré le 22 juillet l'élue de Californie Karen Bass, à la tête du groupe parlementaire rassemblant les représentants noirs. Ces statues, a-t-elle déclaré, sont «une acceptation de la suprématie blanche et du racisme».

Le texte a divisé le camp républicain, 73 élus choisissant de le soutenir. Tom McClintock, qui fait parti des élus ayant voté contre s'est expliqué : «Si nous enlevons de ce bâtiment les monuments commémoratifs de chaque personne qui a déjà pris une mauvaise décision [...] eh bien, ce sera deviendra un endroit désertique.» La mesure doit maintenant être approuvé par le Sénat, à majorité conservatrice. La proposition de loi devra ensuite être promulguée par le président républicain Donald Trump, qui s'est fermement opposé au retrait des monuments confédérés. 

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