Qui est ce jeune chercheur derrière le premier vaccin russe contre le Covid-19 ?

Qui est ce jeune chercheur derrière le premier vaccin russe contre le Covid-19 ?© Vitalii Beloussov Source: Sputnik
Un médecin prépare un vaccin contre la grippe

Depuis l’annonce de la préparation des tests sur des humains d’un vaccin russe contre le nouveau coronavirus dans un laboratoire ultra-secret en Russie, la profil de son inventeur attire toutes attentions. Mais qui est donc Ilnaz Imatdinov ?

En avril, le centre de recherche en virologie et biotechnologie Vector a annoncé qu'il était prêt à tester sur l’homme un premier vaccin contre le Covid-19. La liste de 60 volontaires sélectionnés pour ce test est déjà établie. Parmi eux, le créateur du vaccin et le chef du laboratoire : Ilnaz Imatdinov. Agé seulement de 30 ans il prépare la bataille décisive contre l’ennemie invisible. Mais qui est ce jeune prodige ? Visiblement, il ne cherche ni la gloire ni la reconnaissance du grand public car toutes les demandes d’interview ont été déclinées (y compris celle de RT). Loin de clichés, ce jeune homme, très réservé mais passionné par son travail de recherche ne ressemble pas à l'image qu'on puisse se faire d'un scientifique expert en virologie. Sur internet circulent quelques photos provenant des réseaux sociaux qui montrent un garçon au physique ordinaire.

Qui est ce jeune chercheur derrière le premier vaccin russe contre le Covid-19 ?
Ilnaz Imatdinov, la photo du réseau social Vkontakte

Depuis quelques semaines, la presse russe s'emballe. Komsomolskaïa Pravda, l'un des plus grands quotidiens russes, raconte dans un article publié le 13 avril qu’Ilnaz Imatdinov est né dans la République du Tatarstan, à environ 800 kilomètres au sud-est de Moscou dans une famille modeste. Son parcours universitaire a débuté à l'université agricole d'Etat d'Oulianovsk où il a découvert sa vocation scientifique. Depuis 2006, à la faculté de la médecine vétérinaire et de biotechnologie, il étudiait l'anatomie, la physiologie, la chirurgie, la chimie, l'épizootologie et d'autres matière générales. Mais au bout de deux ou trois premières années d’études il s’est surtout intéressé à la microbiologie et la virologie. Avec beaucoup d’enthousiasme, Ilnaz participait aux travaux pratiques organisés à la ferme, raconte son camarade de classe dans une interview à un autre journal russe Moskovski Komsomolets. Par ailleurs, Ilnaz détenait une «mémoire phénoménale» et possédait de fortes «compétences analytiques», révèle son ami qui le caractérise également comme quelqu’un d’«attentif, méthodique et minutieux» . En 2011, Ilnaz obtient le diplômé avec mention. Puis, sur recommandation de ses professeurs, il intègre l’école doctorale de l'Institut de recherche en virologie vétérinaire et en microbiologie. Agé de seulement 24 ans le jeune chercheur réussit sa soutenance de thèse via un sujet peu ordinaire : «Construction et clonage de gènes artificiels codant pour des protéines immunodominantes du virus de la fièvre de la vallée du Grand Rift», rapporte  Komsomolskaïa Pravda.

Aujourd’hui à 30 ans, Ilnaz Imatdinov, candidat des sciences biologiques (un titre équivalent en France à celui de maître de conférences) accumule déjà six ans d’expérience dans un laboratoire le plus secret de Russie au Centre de recherche en virologie et biotechnologie Vector, près de Novossibirsk, qui possède l'une des collections de virus les plus complètes au monde. En quelques années, le jeune scientifique a effectué une carrière vertigineuse en passant d’un statut de chercheur principal dans le département de recherche génomique au poste du chef de laboratoire.

Les préparations biologiques ont commencé en février dans les laboratoires de Vektor, puis début mars, le Centre a commencé à tester des prototypes de vaccins contre les coronavirus sur des animaux. En avril, les chercheurs ont annoncé que le vaccin avait passé avec succès des essais sur des souris et des furets. Lors de la prochaine étape, qui débutera le 29 juin, les tests devront être effectués sur l’homme. Et Ilnaz Imatdinov sera parmi les premiers à se faire injecter ce vaccin contre le coronavirus. 

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