14 leaders des manifestations anti-Pékin arrêtés à Hong Kong

- Avec AFP

14 leaders des manifestations anti-Pékin arrêtés à Hong Kong© Anthony WALLACE Source: AFP
Des personnes sont arrêtées par la police après un rassemblement à Hong Kong, le 22 décembre 2019.

A Hong Kong, la police a arrêté 14 personnes impliquées dans les immenses manifestations qui ont ébranlé le territoire semi-autonome en 2019.

La police de Hong Kong a mené une opération de grande envergure contre des leaders du mouvement de contestation opposé à l'exécutif pro-Pékin. Quatorze d'entre eux ont été arrêtés pour leur implication dans les immenses manifestations qui ont secoué la place financière asiatique en 2019.

Parmi les personnes interpellées figure le magnat des médias Jimmy Lai, fondateur du journal d'opposition Apple Daily, appréhendé à son domicile.

Les parlementaires Martin Lee, Margaret Ng, Albert Ho, Leung Kwok-hung et Au Nok-hin, accusés d'avoir organisé et participé à des rassemblements illégaux en août et octobre, ont également été arrêtés, a fait savoir la police.

Cinq autres personnes sont soupçonnées d'avoir promu des manifestations interdites en septembre et octobre.

«Les personnes arrêtées sont accusées ou seront accusées de crimes liés» à ce genre de faits, a déclaré le commissaire Lam Wing-ho.

Les 14 interpellés comparaîtront en justice pour la mi-mai.

Une contestation contre l'emprise chinoise

Pendant plusieurs mois en 2019, d'immenses manifestations se sont déroulées à Hong Kong, parfois émaillées de violences. La contestation a commencé avec un projet de loi – désormais abandonné – prévoyant d'autoriser les extraditions vers la Chine continentale, où le système judiciaire est bien plus opaque.

Ces rassemblements se sont ensuite transformés en un mouvement anti-Pékin réclamant plus de libertés, qui est devenu le plus grand défi à Hong Kong vis-à-vis du pouvoir chinois depuis que l'ex-colonie britannique est repassée sous son contrôle en 1997.

Les manifestations et les affrontements avec la police ont ensuite perdu en intensité, en partie à cause de l'épuisement et des arrestations mais aussi de la pandémie de coronavirus.

Les dirigeants chinois ont, jusqu'à présent, toujours refusé de céder aux demandes des activistes, notamment celles d'organiser des élections libres dans la ville, d'une enquête sur les violences policières durant les manifestations ou encore d'une amnistie pour les plus de 7 000 personnes arrêtées pendant le mouvement.

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